Les réalisations

 


Voyage en Pologne et Lituanie - Juin 2015

Au mois de juin 2015, un groupe de vingt-cinq amis de la Fondation Jean-Paul II s’est embarqué pour un voyage en direction de Vilnius en Lituanie en passant par l’Est de la Pologne. Etant à quelques mois de l’entrée dans l’Année Sainte de la Miséricorde Divine décidée par le pape François, il était bon de faire un pèlerinage auprès de la peinture originale du Christ Miséricordieux peint sous la dictée de sœur Faustine suite aux apparitions et aux demandes  du Christ à cette dernière.

 

Premier jour

De Varsovie à Bialystok, en traversant la Mazurie, notre halte à Kiermusy nous a fait découvrir, après avoir traversé l’ancienne frontière de 1832, un château « féodale du 15é siècle » restauré pour les besoins du cinéma. Cette construction est devenue un musée de la vie médiévale polonaise.

Nous avons tous été touchés par une merveilleuse nature : arbres et roseaux se reflétant dans des lacs immobiles, silence rompu par des chants d’oiseaux et de nombreuses grenouilles, pureté et légèreté de l’air.

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Avant de diner, nous sommes allés voir la réserve des bisons ; nous avons eu la chance d’apercevoir un jeune bison né au printemps.   Puis nous avons repris la route  jusqu’à Bialystok où nous avons passé la nuit.

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Deuxième jour

La ville de Bialystok est le Versailles de la Podlasie ; on y trouve le palais à la française de Jan Klemens Branicki, construit dans les années 1730.C’est aussi dans cette ville qu’est né en 1859 Ludwik Zamenhof, futur médecin ophtalmologiste polyglotte qui allait inventer l’esperanto.

Sur le côté de  la cathédrale de Bialystok est érigée une statue de St Jean-Paul II. Les paysages de cette région sont ceux d’une dépression couverte de forêts, de tourbières et de lacs.

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Dans cette région se trouvent des minorités Biélorusses et Tatars. Les premiers Tatars musulmans s’installèrent sur les territoires lituaniens et polonais au début du XVe siècle. Ils se battirent aux cotés des polonais contre les chevaliers teutoniques, notamment à la bataille de Grunwald. En 1679, le roi Jean III Sobieski , ne pouvant plus payer leurs soldes, leur offrit des terres en Podlasie. Leurs descendants vivent toujours à Kruszyniany et à Bohoniki. A Bohoniki, nous avons visité une petite mosquée en bois.

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Puis notre route vers Vilnius, a été agrémentée par l’observation de très nombreuses cigognes.

La frontière Lituanienne a été passée dans l’après- midi, sans aucun contrôle (espace Schengen), et le soir nous étions à Vilnius. La guide nous disait qu’en Lituanie, maintenant zone euro, la vie était très chère, mais nous avons été surpris par la qualité des véhicules croisés sur notre chemin, tous de très haute gamme !

Après diner quelques courageux sont partis à pieds, visiter la vieille ville. Mais la visite de la ville étant prévue avec un guide le lendemain après-midi, bon nombre de personnes sont allées se reposer.

 

Troisième jour

La matinée a été consacrée à la visite de Trakai ou Troki à quelques kilomètres de Vilnius. Les berges de la presqu’ile sur laquelle la ville s’est étendue sont baignées par de nombreux lacs. Cette ville connue par sa nature magnifique et son légendaire château fort, était autrefois un des berceaux de l’état Lituanien, le siège des grands ducs de Lituanie et la capitale de la Lituanie.

Trakai est aussi connu car des juifs Karaïtes y vivent depuis le XIVème siècle et ont gardé leurs traditions et la langue turque. Ces juifs pratiquent un judaïsme scriptural, ils suivent la bible hébraïque en opposition au judaïsme rabbinique. On y trouve la Kenessa,  leur lieu de culte, petit temple en bois ; des maisons d’habitation en bois, peintes de couleurs vives avec généralement trois fenêtres et des restaurants de cuisine karaïte.

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L’étymologie du nom du peuple Karaïte est originaire de Mésopotamie et est lié à l’étude des écritures.

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Après le déjeuner dans un restaurant Karaïtes où nous avons dégusté des spécialités culinaires et un assortiment de Vodka, nous sommes repartis joyeux vers Vilnius.

Vilnius, cité entre collines et rivières est fortifiée et a repoussé aux 14éme et 15éme siècles les assauts  des chevaliers teutoniques et des tatars. Marchands, artisans, architectes de renom venus de toute l’Europe s’y installent progressivement et une université est créée par les Jésuites(1579).C’est l’université la plus ancienne d’Europe orientale et Vilnius devient petit à petit l’une des plus importantes cités d’Europe. Les Lituaniens sont particulièrement attachés au style baroque, symbole de leur grandeur et de leur indépendance. Au 17éme siècle, de riches et influentes familles invitent des architectes étrangers, principalement des italiens.

Le grand-duc Gediminas, permet l’installation de 300 juifs, communauté qui grandira peu à peu à partir du 15éme siècle. Ils se désignent sous le nom de Litwak. Au début de la première guerre mondiale, se sentant un peu à l’étroit, de nombreuses familles émigrent et essaiment l’esprit Litvak à travers le monde en particulier, l’écrivain Romain Gary, le peintre Marc Chagall, ou les architectes de l’état d’Israël Menahem Begin et Golda Meir.

 

La cathédrale de Vilnius a subit 11 reconstructions à cause de guerres et d’incendies pour devenir aujourd’hui le plus grand lieu  de culte du pays.

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Nous avons visité de nombreuses églises aux architectures très différentes : baroques, classiques, gothiques, en pierres, avec stucs très chargés, ou en briques, en marchant dans les ruelles pleines de charme de la vieille ville.

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La porte de l’Aurore est la seule rescapée des 9 portes des murailles du 16e siècle entourant Vilnius ; du côté vieille ville, une fenêtre laisse entrevoir la lumineuse icone miraculeuse de la vierge peinte en 1620 sur des panneaux de chênes. Le 2 juillet 1927, l’icône rénovée fut couronnée et reçut le titre de La Mère de la Miséricorde par le général Pilsudski, le président Ignacy Mosciscki et le cardinal Alexander Kakowski.  (Ceci se passait un an et demi avant l’arrivée de sœur Faustine à Vilnius).

Cette icone attire en permanence une foule de pèlerins. En septembre 1993, quelques jours après le retrait des derniers soldats russes du territoire Lituanien, Jean-Paul II, lors de son voyage aux pays Baltes, est venu prier à la cathédrale et à l’icône miraculeuse appelée aussi vierge d’Ostra Brama.

En se posant à Vilnius, le 4 septembre 1993, Jean-Paul II dont la mère était née en Lituanie, était conscient du réconfort moral qu’il apportait à cette nation qui était restée catholique à 80% en dépit des persécutions.

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Vilnius n’est pas riche uniquement de la seule icone miraculeuse de Marie.

Au fil des ruelles, c’est dans l’Eglise du Saint-Esprit que nos pas nous ont conduits, et là, dans ce sanctuaire de l’adoration perpétuelle, nous avons découvert et honoré la merveilleuse icone du Christ Miséricordieux peint par Eugène Kazimirowski sous la dictée de sœur Faustine en 1934.

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En Septembre 1993, Jean-Paul II est venu prier devant ce tableau, image originale du Christ Miséricordieux qu’Il appela « Sainte Effigie ».

Sœur Faustine, était entrée chez les sœurs Notre Dame de la Miséricorde depuis 6 ans quand un soir de Février 1931, au moment de se coucher, elle eut une vision : elle aperçut Jésus dans sa cellule. « Une main était levée pour bénir, écrira-t-elle, la seconde touchait son vêtement sur la poitrine. De la tunique entrouverte sur la poitrine sortaient deux grands rayons, l’un rouge, l’autre pâle. En silence, je fixais mon regard sur le Seigneur, mon âme était saisie de crainte, mais aussi d’une grande joie. Après un moment Jésus me dit : Peins un tableau selon l’image que tu vois, avec l’inscription : Jésus, j’ai confiance en Toi. Je désire qu’on honore cette image, d’abord dans votre chapelle, puis dans le monde entier. Je promets que l’âme qui honorera cette image ne sera pas perdue. Je lui promets aussi la victoire sur ses ennemis dès ici- bas et spécialement à l’heure de la mort. Moi-même je la défendrai comme ma propre gloire. »

Le regard et le visage du Christ Miséricordieux, sur ce premier tableau de la Miséricorde divine, ont une grande similitude avec l’empreinte laissée sur le Saint Suaire de Turin et avec l’empreinte du voile de Manopello que nous découvrirons en Octobre 2016, lors de notre voyage en Italie.

Jésus Christ l’avait dit à sœur Faustine par ces paroles : « Mon regard sur cette image est le même que celui que j’avais sur la croix. »

« Je donne au monde un vase avec lequel ils doivent venir puiser la grâce à la source de la miséricorde. Ce vase c’est ce tableau avec l’inscription : Jésus, j’ai confiance en toi, soiten polonais Jezu, ufam Tobie.

Jésus avait aussi répondu à la question de sœur  Faustine: Qui te peindra aussi beau que tu es ? : «  Ce n’est ni dans la beauté des couleurs, ni dans celle du coup de pinceau que réside la grandeur de cette image, mais dans ma grâce. »

Ce tableau a été honoré pour la première fois, le 1er dimanche après Pâques, comme Jésus l’avais demandé, c’était en Avril 1934, à la porte de l’Aurore.

Le 30 Avril 2000, au Vatican, lors de la canonisation de sœur Faustine, Jean-Paul II a instauré officiellement la fête de la Miséricorde Divine, le premier Dimanche après Pâques.

 

Quatrième jour

Kaunas est le plus grand centre scientifique, industriel et culturel du pays ; la ville est située au confluent du Niemen et de la Neris. Fondée au XIème siècle autour des bases de son château qui domine l’intersection des deux  rivières, Kaunas fut un bastion d’avant-garde à la pointe des combats contre l’ordre des Chevaliers Teutoniques entre le 12e et le 15e siècle. A l’issue de la première guerre mondiale, le 16 février 1918, le  Conseil  lituanien proclama la république de Lituanie. Le peuple lituanien continuait à se battre contre les polonais et les bolcheviques pour protéger son indépendance. Cependant en 1920, la Pologne réussit à annexer Vilnius. La capitale fut alors déplacée à Kaunas qui devint  capitale de la Lituanie indépendante de l’entre-deux guerres (1920-1939).

De cette époque reste une certaine rivalité entre Kaunas et Vilnius. Kaunas aurait été incendiée à treize reprises, pour des raisons stratégiques, avant la 2éme guerre mondiale. Néanmoins, au cours de cette période tragique, sa vieille ville fut étonnement préservée et nous nous y sommes promenés admirant l’architecture aux multiples styles.

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 Une statue  de Jean-Paul II commémorant sa venue à Kaunas en 1993 a été érigée.

Nous avons quitté Kaunas et reprit l’autoroute, retraversé la frontière, toujours sans contrôles et après 160 kilomètres, atteints notre objectif l’Hôtel Warszawa à Augustow.

Après déjeuner nous sommes partis visiter la ville. Augustow fut fondée au 16éme siècle par le roi Sigismon Auguste qui lui donna son nom.  La route qui relie Varsovie à St Petersbourg, et surtout le canal construit de 1824 à 1839, assurent son essor au 19éme siècle. La forêt vierge  de 100 000 hectares semble pactiser avec l’étendue des grands lacs glacières pour cerner la ville. Le canal d’Augustow relie les bassins de la Vistule et du Niemen pour permettre le commerce avec la Baltique.

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Notre guide nous a conduits au bord du lac à l’endroit où Jean-Paul II s’était assis avant d’embarquer sur un bateau lors de son passage à Augustow. Nous avons ensuite visité la ville avant d’embarquer dans un bateau de « vikings » pour une croisière sur les lacs entourant la ville. Cette croisière  nous a permis d’apprécier la beauté de la nature sauvage de cette région.

 

Cinquième jour     

Après un copieux petit déjeuner, départ pour le parc national  Wigry et son lac. Wigry est le plus beau parc et  le plus riche en plantes vasculaires, comme les fougères, les mousses ou les lichens. La faune se caractérise par la présence de Castors (animal héraldique du parc), lynx, loups, chevreuils, cerfs, biches, élans, busards, aigles blancs sans oublier les blaireaux. Il y a aussi une très grande variété d’oiseaux nicheurs et de poissons dont certains très rares. Le lac Wigry est le 5éme de Pologne par sa superficie de 21,7kilometres carrées, mais le 1er pour sa profondeur qui peut atteindre 73 mètres. Ce lac est alimenté par la rivière Czarna Hancza, cela fait un ensemble exceptionnel pour les amateurs de kayak ; Karol Wojtyla entre autres aimait venir dans cette région : « Cette terre était pour moi toujours très accueillante quand je venais ici à la recherche du repos, en particuliers sur les lacs magnifiques. »

En chemin, nous avons fait un arrêt à Plociczno pour prendre un petit train à voie étroite qui nous a conduits le long du lac à travers la forêt. Ce petit train à voie étroite a été développé dans les années 1923-1926 pour le transport du bois, maintenant il est utilisé à des fins touristiques

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Ensuite, nous sommes partis vers le village de Wigry où se trouve le monastère des Camaldules, élevé sur un promontoire qui fut jadis une ile sur le lac. Les camaldules étaient arrivés en 1667, mais en 1800 les prussiens les ont chassés, le monastère a été abandonné un certain temps. Au vingtième siècle il y a eu des restaurations.   En 1999, lors de son voyage en Pologne, Jean-Paul II a été hébergé dans ce monastère.

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Retour à l’hôtel, diner et soirée folklorique.   Pour notre dernière soirée à Augustow, nous avons eu après le diner un spectacle donné par un groupe de musiciens et de danseurs qui nous ont fait participer à certaines danses pour notre plus grand plaisir. Un violoniste exceptionnel nous a charmés avec ses solos.

 

Sixième jour      

Après le petit déjeuner toujours aussi copieux et bon, dans la grande véranda ; en route pour Varsovie. En chemin nous avons fait une halte à Pultusk. L’histoire de cette ville remonte au Xème siècle avec une apogée aux 15ème et 16ème siècles lorsqu’elle était la résidence des évêques de Plock. L’énorme château en fer à cheval fut la résidence des évêques. Ce château, démoli au cours des guerres, fut reconstruit en 1974, et donné par le gouvernement polonais à l’Association de la diaspora polonaise qui en fit la Maison de la Polonia, centre de rencontre des polonais du monde entier.

En 1806, Napoléon livra une dure bataille contre la Russie ; un musée napoléonien en fait mémoire.  C’est à Pultusk qu’a eu lieu une rencontre de Napoléon avec Marie Walewska.  Parmi les noms des hauts faits de la Grande Armée inscrits sur l’arc de triomphe de Paris figure celui de Pultusk, citée Mazovienne baignée par la Narew.

L’accès à la ville de Pultusk a eu bien des péripéties : il fallait traverser un bras de rivière sur un pont interdit au plus de 7 tonnes, et notre car avec ses passagers et tous les bagages était bien plus lourd ! Après des conciliabules avec la mairie, nous sommes tous descendus du bus, avons franchi le pont à pieds et le car est passé après nous sans problèmes. Nous avons continué notre chemin en piétons, croisant des jeunes gens venant de passer des examens, vêtus avec beaucoup d’élégance. C’est une tradition polonaise, pour le dernier jour d’école ou pour passer des examens, les enfants, les collégiens, les lycéens et les étudiants sont habillées en costume pour les garçons et en noir et blanc pour les filles, en jupe ou robe principalement.  En traversant la grande place du marché (une des plus longues d’Europe), nous avons visité le musée Napoléonien et ensuite avons été reçus à la mairie par le maire M.K.Nuszkiewicz et son adjoint à  la culture Piotr Karkowski.

La rencontre à la mairie a été chaleureuse, et le maire nous a présenté sa ville, et offert quelques souvenirs. Ensuite, nous avons visité la Basilique de l’Annonciation de Notre-Dame dans laquelle se trouvent 9 épitaphes de la famille des Zaluski, car les évêques Zaluski avaient leur évêché non loin de Pultusk à Plock.

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Ensuite nous avons repris la route jusqu’à Varsovie.  Nous avons eu une agréable surprise, notre hôtel «  Palace Hotel Polonia » était juste en face du monument mythique de Varsovie : Le Palais de la Culture  Nous avons diné dans une cave proche de la vieille -ville avec une ambiance musicale très joyeuse.

 

Septième jour 

Varsovie devint capitale de la Pologne en 1595. La ville fut âprement disputée par la Suède et la Russie. Elle retrouva un temps son prestige sous le règne de Stanislas II Poniatowski, avant de tomber aux mains de la Prusse, puis de la Russie en 1813. Varsovie fut à nouveau capitale de la Pologne en 1918, mais elle fut l’une des premières cibles de l’invasion nazie en 1939 et vécut cinq années de drames et de terreur. La reconstruction de la ville s’effectua à partir de 1949, avec l’aide « du grand frère »soviétique.

Après une petite marche en passant près des remparts, en traversant la place du Rynek avec ses maisons colorées, par les petites rues nous arrivons devant le palais royal que nous visitons. Ce palais pratiquement rasé à la fin de la guerre a été remarquablement restauré et a conservé la majeure partie de ses tableaux et de ses meubles d’origine. Après la visite du château, nous avons assisté à une messe dans la cathédrale St Jean. Cette célébration a été présidée par deux aumôniers militaires : le vicaire général January Watroba et Xavier Chojecki de la BdD de Clermont- Ferrand, spécialement pour notre groupe aux intentions des amis de la Fondation Jean-Paul II.

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Huitième  jour

Dès le matin, nous sommes partis, avec une guide, visiter le quartier Juif.  Sur la grande place du musée de l’histoire des Juifs Polonais, le mémorial des Juifs du Ghetto de Varsovie nous a profondément émus.

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Après ce souvenir des atrocités de la dernière guerre, notre bus nous a conduits dans un autre quartier de Varsovie où le souvenir du bienheureux Jerzy Popieluszko est entretenu.

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A l’église St Stanislas Kostka de Zoliborz se trouve la tombe du bienheureux (massacré par la police politique des communistes), ainsi  qu’un musée à sa mémoire. Le père Jerzy Popieluszko, né en 1947, était aumônier  du mouvement « Solidarnoszcz »pendant la dictature communiste  du général Jaruzelski.

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A l’église St Stanislas Kostka, le père Popieluszko célébrait des messes pour la patrie auxquelles de nombreuses foules se pressaient pour écouter ses sermons puissants.  Ses propos et sa vie amènent à l’esprit la maxime de St Paul : « Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal pour le bien »Il donnait aux gens la force, le courage et suscitait leurs performances dans la résistance contre la dictature.

Pour cette raison, les autorités communistes l’on jugé dangereux. En Octobre 1984, le père a été enlevé,  torturé et noyé dans la Vistule par la police politique. Il a été béatifié par Jean-Paul II,  le 6 Juin 2010. Sa tombe, sur le terrain de l’église est un lieu de pèlerinage. Pendant sa visite en Pologne Jean-Paul II s’y est rendu pour prier.

Après ce pèlerinage  nous sommes allés au parc de  Lazienki  pour écouter le concert Chopin du Dimanche midi. Il faisait très beau et une foule nombreuse  de tous âges était assise sur les bancs et sur les pelouses autour de la grande statue de Chopin, de la pièce d’eau et du piano. Mais nous n’avons pas eu de chance car le pianiste est arrivé avec 30 minutes de retard, ce qui n’était encore jamais arrivé ! Comme nos horaires étaient impératifs à cause de notre avion, il a fallu quitter le parc avant la fin du concert, à notre grand regret, pour aller déjeuner.

Le dernier délicieux repas de ce voyage a été arrosé d’un verre de vodka avec le souhait de revenir en Pologne dans d’aussi bonnes conditions. Nous avons repris le bus en direction de l’aéroport. Avant de nous quitter nous avons remercié notre guide Nathalie et notre chauffeur Waldemar et Florian de Zaluski qui avait préparé ce voyage.

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Photos : Claude Skrzypek (droits

 



Halte spirituelle à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre (Paris)

Les 16 et 17 avril 2015, un groupe d’amis de la Fondation Jean-Paul II, d’une vingtaine de  personnes,  a passé un peu plus de 24 heures à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, sanctuaire de l’adoration eucharistique et de la miséricorde divine. Nous nous proposons de vous en faire un récit.

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Dès notre arrivée, après avoir déposé nos sacs dans nos chambres à l’hôtellerie des Bénédictines du Sacré-Cœur, nous sommes allés prier à la basilique puis, sortant avec la foule des touristes, nous sommes allés visiter la très belle église St Pierre. Nous sommes ensuite rentrés à l’hôtellerie pour le dîner.

De20h30 à 21h20, une des religieuses, sœur Marie Cléofas, nous a parlé de l’historique du Sacré-Cœur : en1873, l’Assemblée Nationale a voté une loi proclamant d’utilité publique la construction d’une église consacrée au Sacré-Cœur sur la butte de Montmartre, en réparation pour toutes les fautes nationales : « Gallia poenitens et devota ».Après bien des péripéties, ce n’est qu’en 1919 que le Sacré-Cœur est consacré. Mais, dès 1885, dans une petite chapelle en face du site de la construction, la prière perpétuelle de jour et de nuit est instaurée, et depuis, n’a jamais cessée.

Célébrer…Adorer…Contempler….

Adorer,c’est rendre à Dieu l’hommage qui lui est du.

Il nous a tout donné en son fils, et nous, qu’allons-nous lui donner ?

Adorer,c’est intercéder pour les besoins des hommes.

Le malheur des hommes est constamment présent à notre esprit et
appelle notre intercession pour nos frères.

Adorer,c’est une action sans limite.

Le plus pauvre des croyants, quand il n’a pas grand-chose à donner,
dispose encore d’une richesse méconnue :

Puiser par la prière dans le trésor infini de la miséricorde de Dieu, pour participer au salut du monde.

C’est à cela que nous appelle l’adoration perpétuelle.

 

C’est à cela que nous appelle l’adoration perpétuelle.

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Notre petit groupe est donc venu à Montmartre pour participer à cette adoration et pour recevoir un enseignement sur Jean-Paul II et la miséricorde divine.Nous sommes venus, bien humblement, sur les pas de quelques grands saints à la rencontre du Seigneur : la jeune Thérèse Martin (novembre 1887),  le frère Charles de Foucauld (février 1907), le pape Jean-Paul II (juin 1980).

Sœur Marie Cléofas nous a expliqué que pendant l’adoration, il fallait réaliser un « cœur à cœur » avec Jésus, en essayant de vider de notre tête tout ce qui s’y « bousculait » afin de pouvoir entendre le message du Seigneur ; et qu’il n’était pas utile de prendre son chapelet,car ici on dialogue avec Jésus, pas avec sa mère.

Après cette petite « mise en bouche », nous sommes allés à la basilique.Après la messe et les complies chantées par les sœurs, les gardiens ont fait sortir les gens afin de fermer la basilique. Seules restaient les personnes inscrites à l’hôtellerie et pouvant le prouver (clé ou laisser- passer).Après le bruit sourd de fermeture des lourdes portes, le silence s’est installé, l’obscurité nous a enveloppés, seuls le Saint Sacrement, l’autel et l’ambon dorés étaient éclairés.

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Il y avait peu de monde. Le silence était impressionnant, chargé de prières.

Petit à petit des personnes partaient, d’autres arrivaient.Nous avons veillé jusqu’à minuit et demi,puis nous sommes allés nous coucher.

Vendredi, certains sont allés de bonne heure à la basilique  pour l’adoration et pour assister à la première messe.Nous nous sommes tous retrouvés pour le petit déjeuner à 7h30.Après la libération des chambres,nous avons retrouvé le père Alexandre Pietrzyk dans la salle St Augustin pour la première partie de l’enseignement sur la Miséricorde et Jean-Paul II.

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Les pères pallottinsœuvrent en France depuis 1931 pour faire connaitre l’amour miséricordieux de Dieu et propager le message de sœur Faustine.Le 6 Mars 1959, le Vatican interdit de propager l’enseignement de sœur Faustine (une femme, de Pologne…),cette interdiction n’est  cependant pas respectée par les polonais et,particulièrement, par les pères pallotins.

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En1976, le cardinalKarol Wojtylaprêche une retraite au Vatican, il parle de la Miséricorde Divine (« Dieu se révèle dans la Miséricorde …. »). Il demandera la révocation de l’interdiction Vaticane et le 30 Juin 1978 est signé le décret de révocation de l’interdiction.

Le père Alexandre évoque l’importance du rôle des laïcs dans la vocation de Karol Wojtyla(JanTyranowski, Adam Chmielowski …). Une toile d’AdamChmielowski a particulièrement impressionné Wojtyla :« Ecce Homo »qui représente un visage de Jésus couronné d’épines lors de la passion.

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Karol Wojtyla a écrit une pièce sur la vie de ce jeune peintre célèbre et riche qui a tout laissé pour servir les plus pauvres ; dans la pièce Wojtyla écrit : « le Christ, c’est la miséricorde ». On peut dire qu’il y a une analogie entre la vie du frère Albert et Karol Wojtyla,puisque lui aussi a choisi de quitter le théâtre pour le séminaire.

Jean-Paul II sera un grand admirateur de Sœur Faustine ; en 1993  elle sera béatifiée et en 2000 et sera canonisée.

En 1985, à  l’âge de 65 ans,  Jean-Paul II écrira un acte d’abandon à la Miséricorde Divine :

« Seigneur, voilà plus de soixante- cinq ans que tu m’as fait le don inestimable de la vie, et depuis ma naissance, tu n’as cessé de me combler de tes grâces et de ton amour infini. Au cours de toutes ces années se sont entremêlées de grandes joies, des épreuves, des succès, des échecs, des revers de santé, des deuils, comme cela arrive à tout le monde. Avec ta grâce et ton secours, j’ai pu triompher de ces obstacles et avancer vers Toi.

Aujourd’hui, je me sens riche de mon expérience et de la grande consolation d’avoir été l’objet de ton amour.

Mon âme te chante sa reconnaissance.

Mais je rencontre quotidiennement dans mon entourage des personnes âgées que Tu éprouves fortement : elles sont paralysées, handicapées, impotentes et souvent n’ont plus la force  de Te prier, d’autres ont perdu l’usage de leurs facultés mentales et ne peuvent plus t’atteindre à travers leur monde irréel.

Je vois agir ces gens et je me dis : « si c’était moi ? » Alors, Seigneur, aujourd’hui même, tandis que je jouis de la possession de toutes mes facultés motrices et mentales, je T’offre à l’avance mon acceptation à ta sainte volonté, et dès maintenant je veux que si l’une ou l’autre de ces épreuves m’arrivait, elle puisse servir à ta gloire et au salut des âmes.

Dès maintenant aussi, je Te demande de soutenir de ta grâce les personnes qui auraient la tâche ingrate  de me venir en aide.

Si un jour, la maladie devait envahir mon cerveau et anéantir ma lucidité, déjà, Seigneur, ma soumission est devant Toi et se poursuivra en une silencieuse adoration. Si un jour, un état d’inconscience prolongée devait me terrasser, je veux que chacune de ces heures que j’aurai à vivre, soit une suite ininterrompue d’actions de grâce et que mon dernier soupir soit aussi un soupir d’amour. Mon âme, guidée  à   cet instant par la main de Marie, se présentera devant Toi  pour chanter tes louanges éternellement. »

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Le 30 novembre 1985, Jean-Paul II écrira la Lettre encyclique « Dives in misericordia ». Les thèmes de cette Lettre sont :Miséricorde,   Ecriture sainte,  dignité humaine, mystère pascal, Amour, Marie, Mère de la miséricorde , justice divine ,  enfant prodigue , mission de l’Eglise , prière de l’Eglise. Pour Karol Wojtyla, la miséricorde c’est le pardon et l’amour. Sa foi se base sur la confiance et sur un abandon total à Dieu. La prière est la chose la plus importante, chaque évènement c’est la providence ; tout est signe de la providence. Il résolvait tout par la prière à genoux.Le premier devoir, c’est  de  prier. Le 17 août 2002, Jean-Paul II consacra le monde à la miséricorde divine lors de la dédicace de l’église de Lagiewniki.

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Après cette première conférence, nous sommes retournés à la Basilique, passant à la librairie pour acheter certains livres en relation avec la conférence. Puis ce fut la messe et l’office du milieu du jour. Les chants des sœurs étaient très beaux et émouvants. A 12h30, il y a eu le déjeuner.

A la reprise de la conférence, après nous avoir cité quelques extraits de différents livres, le père Alexandrenous a démontré que Karol Wojtyla gardait toujours la Paix dans toutes les circonstances ; et qu’il a montré le visage humain de Dieu.Puis, nous sommes revenus à la miséricorde.Elle est déjà citée dans la Bible et évoquée par de grands saints : St Augustin, St Jean Chrysostome,  St Thomas, St Bonaventure, Ste Catherine de Sienne, Ste Marguerite Alacoque, St Vincent Pallotti, Ste Thérèse de Lisieux… et bien d’autres.Jean-Paul II a créé la fête de la miséricorde divine le 30 Avril 2000 : elle sera fêtée le premier dimanche après Pâques.Le père après nous avoir dit que le style de vie du Christ exprimait la miséricorde, nous a donné quelques brefs messages de Jean-Paul II sur la miséricorde :

« La Croix où se rencontrent la misère de l’homme et la Miséricorde deDieu.La croix chemin qui conduit à la vie, source de force et d’espérance, preuve d’amour pour Dieu, et pour  l’homme. »
[Béatification de l’évêque Vasil’ Hopko, 2003]

« En dehors de la Miséricorde de Dieu, il n’y a pas d’autre source d’espérance pour le monde. »       [17 août 2002]

« L’heure est venue ou le message de la Divine Miséricorde doit répandre l’espérance dans les cœurs et devenir l’étincelle d’une nouvelle civilisation : la civilisation de l’amour. »
[Cracovie, 18 août 2002]

« Le Christ est la révélation et l’incarnation de la miséricorde du Père. »
[La  mission du Christ Rédempteur, 1990, n°1]

« Dans la Croix, la révélation de l’amour miséricordieux atteint son sommet,elle est comme un toucher de l’amour éternel sur les blessures les plus douloureuses de l’existence terrestre  de l’homme. »
[Dieu riche en miséricorde, 1984, V,8]

« Cette révélation de l’amour est aussi définie comme la miséricorde, et cette révélation de l’amour et de la miséricorde a dans l’histoire de l’homme un visage et un nom :elle s’appelle Jésus-Christ. »
[Le Rédempteur de l’Homme, 1979, II, 9]

« Comme le monde d’aujourd’hui a besoin de la miséricorde de Dieu ! Sur tous les continents, du plus profond de la souffrance humaine, semble s’élever l’invocation de la miséricorde. Là où dominent la haine et la soif de vengeance,là où la guerre sème la douleur et la mort des innocents, la grâce de la miséricorde est nécessaire pour apaiser les esprits et les cœurs, et faire jaillir la paix. Là ou manque le respect pour la vie et pour la dignité de l’homme, l’amour miséricordieux de Dieu est nécessaire, car à sa lumière se manifeste la valeur inestimable de chaque être humain. La miséricorde est nécessaire pour faire en sorte que chaque injustice du monde trouve son terme dans la splendeur de la vérité ? »
[Voyage apostolique en Pologne,Cérémonie de dédicace du sanctuaire de la Divine Miséricorde,17 août 2002]

Après quelques questions - réponses, nous avons remercié notre conférencier pour la qualité de son enseignement.Tous les participants ont été ravis de cette pause spirituelle au Sacré-Cœur de Montmartre et ont exprimé le souhait de revenir dans ce lieu exceptionnel.

Nous avons pris date pour les  1, 2 ,3 avril 2016 avec pour thème « le petit journal de sœur Faustine(en fonction de la disponibilité de la maison d’accueil).

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Oplatek 2015 à l’Ambassade de Pologne à Paris

Samedi 31 janvier 2015,  dans la plus pure tradition polonaise, nous nous sommes retrouvés une fois de plus dans les salons de l’Hôtel de Monaco, Ambassade de Pologne à Paris, afin de pouvoir échanger nos vœux de Nouvel An. C’est le jour où le Cercle de France des Amis de Fondation Jean-Paul II à Paris, organise sa rencontre annuelle avec le partage de l'Oplatek. Grâce à l’amabilité de Son Excellence Monsieur Andrzej Byrt, nouvel ambassadeur de la République de Pologne, nous avons pu vous proposer en ce début d’année, cette rencontre initiée depuis maintenant plusieurs années.

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C’est un grand privilège pour la personne qui franchit le seuil de cette ambassade. On y est immédiatement saisi par la beauté des lieux et transporté dans un monde de splendeur, de grande culture et d’autorité. Aussi avançons-nous dans ses salons avec le respect dû à la mémoire du temps passé en ayant conscience d’y goûter un moment exceptionnel.

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Accueillis par une coupe de champagne, chacun, après la chaleur des retrouvailles, prendra place dans le salon de musique. 180 personnes sont présentes à cette réception. Monsieur l’Ambassadeur après nous avoir souhaité la bienvenue, nous trace un historique de ce magnifique Hôtel. Ambassade de Pologne depuis 1936, date à laquelle elle devint propriétaire de l’Hôtel, les Allemands en firent leur office culturel pendant la guerre. A la fin des hostilités la Pologne retrouve son bien. En raison de la guerre froide, l’Ambassade est gérée par un chargé d’affaires, avant le retour d’un ambassadeur il y a 65 ans. Après cet historique, Monsieur l’Ambassadeur exprime sa joie de pouvoir nous accueillir  et formule des vœux pour la prospérité de la Fondation.

Puis Daniel Brzakowski, actuel président de notre Cercle, prit la parole pour remercier Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de nous avoir ouvert son Hôtel, Son Eminence le Cardinal Stanislaw Rylko, président de conseil d’administration de la Fondation Jean-Paul II d’avoir accepté de présider cette cérémonie, le Père Krzysztof Wieliczko, son administrateur et Henri Rogowski, membre du conseil d’administration. Tous trois arrivés le matin même, en provenance de Rome, où s’est tenu le conseil d’administration de la Fondation. Puis il remercie Son Excellence le Nonce apostolique Luigi Ventura, Monseigneur Stanislaw Jez, recteur de la Mission Catholique Polonaise en France et président d’honneur de notre Cercle, la Comtesse Isabelle d’Ornano, généreuse bienfaitrice de la Fondation, Madame Christiane Tomkiewicz, présidente d’honneur, Madame Kuczinska, consul général et l’ensemble des invités pour leur présence. Il nous fit un rappel des activités de l’année marquée tout particulièrement par la canonisation à Rome de Saint Jean-Paul II.

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A son tour Son Eminence le Cardinal Stanislaw Rylko souhaita nous parler de tout le travail de la Fondation de Rome créée par le Saint-Père qu’il nous évoqua à plusieurs reprises. Il nous rapporta ces mots du Père Daniel Ange :

A toi, Jean-Paul II, Père, Berger et Frère.
Pour vouloir guider l’Eglise dans le sillage de Paul VI,
Avec la même audace et la même douceur
- celles de l’amour quand il se donne –
Sois béni !

Pour ton regard prophétique,
Pour ta parole de feu, libre et vraie,
Sois béni !

Comme lui et plus que lui,
Sois brûlé par l’Esprit !

Puis le Cardinal  Stanislaw  Rylko a souhaité  remercier  particulièrement  Christiane Tomkiewicz et Christiane Rogowski pour  leur  très grand investissement dans la Fondation, leur persévérance et leur fidélité à l’œuvre créée par Jean-Paul II, en leur remettant de la part du Pape Francois la Croix Pro Ecclesia et Pontifice dont la traduction signifie : Pour l’Eglise et pour le Pape.

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C’est dans ce salon de musique que Chopin donna un concert en décembre 1832. Nous avons donc poursuivi notre soirée en écoutant successivement des œuvres de Poulenc, Chabrier, Haendel, Massenet et Chopin interprétées par Lauriane de Hubsch mezzo-soprano accompagnée par Daria Ulantseva au piano, Alexandre Kamedulski, jeune et talentueux baryton polonais qui a chanté Adeste fideles, O Gwiazdeczko, Hej bracia et Mizerna Cicha. Suivirent les émouvantes Kolendy, chants de Noël polonais que l‘assistance reprit avec joie et interprétées par Urszula Cuvellier, soprano soliste du chœur symphonique de Paris, Dominika Gajdzis, soprano, soliste du chœur de l’Opéra Bastille, accompagnées par Joanna Kaja au piano. La présentation de ces artistes a été faite par Madame Ewa Norska avec beaucoup de professionnalisme et de chaleur. A la fin du concert des fleurs furent offertes à chaque artiste par des membres du bureau.

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Puis vint l’échange des vœux avec le partage de l’Oplatek, pains azymes bénis par le Cardinal Rylko, suivi d’un remarquable buffet qui clôtura la soirée. Chacun put en toute cordialité retrouver des membres-amis, faire connaissance, échanger avec le clergé, les artistes, bref passer un agréable moment en découvrant, pour certains, les mets polonais proposés à notre dégustation.

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Le lendemain, dimanche à 11 heures, nous nous sommes retrouvés dans l’église de la paroisse polonaise rue Saint-Honoré à Paris pour participer à une messe concélébrée par le Cardinal Stanislaw Rylko, Monseigneur  Stanislaw Jez, le Père Krzysztof Wieliczko, le Père Waclaw Szubert, en présence de Daniel et Liliane Brzakowski, d’Henri et Christiane Rogowski, d’Edmond et Christiane Tomkiewicz, du conseil d’administration et de nombreux membres de la Fondation, ainsi que de la Comtesse Isabelle d’Ornano, généreuse bienfaitrice de notre Fondation mais également de cette paroisse polonaise.

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Après un dépôt de gerbe devant le buste du Pape Saint Jean-Paul II, nous nous sommes retrouvés dans la crypte pour un très bon repas convivial, merveilleusement préparé par des cuisiniers bénévoles. Un peu plus tard c’est devant la statue de Saint Jean-Paul II, récemment installée dans le square Jean XXIII à l’ombre de Notre-Dame, qu’autour du Cardinal Stanislaw Rylko, du père Krzysztof Wieliczko et de Monseigneur Stanislaw Jez, nous avons déposé une autre gerbe de fleurs après avoir prié Jean-Paul II de veiller sur sa Fondation et soutenir ses objectifs.

Didier Herondelle
Christiane Vincent-Méalin
Photos : Marta Kohler, Florian de Zaluski et Dominique Vincent.

 

 Discours du Cardinal Stanislaw Rylko,  président de la Fondation Jean-Paul II

Monsieur l’Ambassadeur,

Monseigneur le Nonce Apostolique,

Révérends Messeigneurs et Révérends Pères,

Mesdames et Messieurs, Amis de la Fondation Jean-Paul II,

En tant que Président de la Fondation Jean-Paul II, j’adresse mes chaleureuses salutations à vous tous qui êtes venus pour le traditionnel échange des vœux de Noël et de Nouvel An. Je salue particulièrement Monsieur Andrzej Byrt, Ambassadeur de la République de Pologne et je le remercie pour les mots qu’il a eu l’amabilité de nous adresser et surtout pour sa généreuse hospitalité, en ouvrant les portes de l’Ambassade aux Amis de la Fondation Jean-Paul II de Paris.

J’adresse également une pensée cordiale à Son Excellence Mgr Luigi Ventura, Nonce Apostolique, qui nous fait la joie d’être présent. La nôtre est une fondation du Vatican et votre présence souligne ce lien pour nous essentiel.

Mais surtout je salue tous les amis de la Fondation ici présents. Après de nombreuses invitations de votre part, je suis heureux d’être enfin parmi vous ce soir, et de pouvoir vous exprimer personnellement mes remerciements pour tout ce que vous faites à Paris pour notre Fondation. Je me réjouis de voir ici de nombreux amis français ! Un beau signe que le Cercle des Amis de notre Fondation étend son rayon d’action au-delà des confins polonais. Car en effet, Saint Jean-Paul II est un immense don pour tous, quelques soient nos nationalités…

Même si nous sommes au-delà du temps liturgique de la Nativité, nous revivons encore ce soir le climat festif de Noël pour nous échanger les vœux. Les fêtes de Noël émanent toujours une atmosphère spéciale : l’Enfant Jésus, venu au monde dans l’extrême pauvreté de la grotte de Bethléem, a une force incroyable pour réveiller dans nos cœurs beaucoup de tendresse et d’amour envers les autres… La tradition polonaise, comme vous le savez bien, propose d’échanger les vœux en rompant le pain (opłatek), c’est un geste qui symbolise le désir de partager avec l’autre les sentiments plus profonds de notre cœur. J’adresse donc mes meilleurs vœux à vous tous ici présents, et je m’inspire en premier lieu des paroles de Saint Jean-Paul II. Dans sa première encyclique Redemptor hominis, il a décrit ce qui fait le noyau central des fêtes de Noël : « Quelle valeur doit avoir l'homme aux yeux du Créateur s'il “a mérité d'avoir un tel et un si grand Rédempteur”, si “Dieu a donné son Fils” afin que lui, l'homme, “ne se perde pas, mais qu'il ait la vie éternelle!” (Cf. Jn 3,16) […] En réalité, ce profond émerveillement devant la valeur et la dignité de l'homme s'exprime dans le mot Évangile, qui veut dire Bonne Nouvelle. » (n.10). Et cet émerveillement naît justement dans la grotte de Bethléem… Je vous souhaite donc, chers frères et sœurs, que cet émerveillement de la foi et la certitude d’être aimés de Dieu “jusqu’au bout” (Jn 13, 1), vous accompagne tout au long de l’année 2015, et devienne une source intarissable d’espérance… car c’est vraiment d’espérance que nous, européens, avons besoin en ce moment ! Le message de Bethléem est simple : si Dieu nous aime autant, de quoi devons-nous avoir peur ?...

Mais notre rencontre ce soir, nous offre également l’occasion, pour un bref instant, de contempler le travail réalisé par notre Fondation. Celle-ci, née il y a maintenant plus de 30 ans (en 1981) de l’amour filial de tant de polonais pour la personne du Pape Jean-Paul II, possède un sens aigu de la responsabilité envers le patrimoine spirituel que ce Pape nous a laissé. La Maison Polonaise à Rome, dont la Fondation est propriétaire, accueille et assiste chaque année des centaines de pèlerins en visite à la Ville Éternelle. Notre Centre d’études et de documentation sur le pontificat de Jean-Paul II organise des conférences et publie des livres sur le magistère du Pape Wojtyła. Récemment ont été publiés les Actes du colloque que nous avons organisé ici à Paris, au siège de l’UNESCO, pour commémorer l’anniversaire de son fameux discours sur la culture… La Maison de Jean-Paul II à Lublin en Pologne, accueille de jeunes étudiants venus d’Ukraine, de Biélorussie et d’autres pays de l’ex Union-Soviétique, auxquels nous offrons des bourses d’études. Ce fut Saint Jean-Paul II lui-même qui encouragea la Fondation à poursuivre cette voie afin de soutenir la renaissance de l’Église catholique dans ces pays qui ont tant souffert. Enfin, les Cercles des Amis de la Fondation dans différents pays du monde, avec une grande générosité, promeuvent les différentes initiatives qui visent à mieux faire connaître la personne et les enseignements de Saint Jean-Paul II. Je profite aujourd’hui de cette occasion pour remercier les trois Cercles qui œuvrent en France, et surtout celui de Paris. Merci pour vos initiatives et votre généreux engagement ! À ce propos j’aimerai rappeler les paroles que Saint Jean-Paul II adressa à la Fondation : « Je vous prie, ne vous arrêtez pas dans cette œuvre. Qu’elle continue à se développer. Que l’effort commun soutenu par l’aide de Dieu continue à produire de magnifiques fruits ».

Mesdames et Messieurs, je crois que le moment est venu à présent de faire une annonce officielle : à la vue des mérites de la Fondation Jean-Paul II, le Pape François a remis une décoration “Pro Ecclesia et Pontifice” à Madame Christiane Tomkiewicz, qui fut pendant de nombreuses années présidente du Cercle de Paris et membre de notre conseil d’administration ; ainsi qu’à Madame Christiane Rogowski, très engagée dans la vie du Cercle de Paris. C’est une grande joie pour moi de pouvoir remettre à ces Dames, que vous connaissez tous très bien, leurs respectives médailles pontificales. Et merci encore à chacun et à chacune d’entre vous pour tout ce que vous faites pour notre Fondation et en particulier pour maintenir vivante la mémoire de Saint Jean-Paul II. Que le Seigneur vous bénisse tout au long de l’année 2015 !

 

Cardinal Stanislaw Rylko


1er juin 2013

Assemblée Générale Annuelle

Du Cercle de France des Amis de la Fondation Jean-Paul II

Le samedi 1er juin 2013 s’est tenue au 18 rue Claude Lorrain à Paris 16ème, l’Assemblée Générale Annuelle de notre cercle, précédée par la messe de 18h à l’Eglise Sainte Geneviève magnifiquement décorée à l’occasion du dimanche « Blanc » (renouvellement des promesses des communiants tel que pratiqué en Pologne, tous les enfants étant  vêtus de blanc) et célébrée à l’intention de Jean-Paul II par Monseigneur Jozef Musial, curé de cette paroisse.

ass1A 19h45, nous  nous installions dans une petite salle où Christiane Tomkiewicz, présidente, ouvrit la séance. Elle nous relatât les moments les plus importants de l’année, moments attristés par les décès et les maladies de nos amis, mais aussi ceux plus joyeux comme le voyage en Pologne-Ukraine durant lequel les participants ont pu rencontrer le Cardinal Stanislaw Dziwisz, et l’Archevêque Mieczyslaw Mokrzecki, tous deux secrétaires particuliers de Jean-Paul II. Elle nous parlât également de la « journée Jean-Paul II » qui s’était déroulée quelques jours auparavant à l’hôpital Begin autour de reliques de notre bienaimé Pape, organisée par l’aumônerie de l’hôpital et qui s’est terminée par une messe célébrée par Monseigneur Luc Ravel, évêque aux armées.

ass2Elle nous a également fait part de la préparation par le Centre de documentation de la Fondation Jean-Paul II à Rome d’une exposition-photos sur Jean-Paul II et en particulier sur ses visites en France. Après avoir été applaudie pour sa présentation de l’année écoulée, elle a donné la parole à la trésorière, Christiane Rogowski.

Cette dernière, avec sa compétence et son sérieux habituels, nous a égrené le bilan « positif » de l’année écoulée. Elle a donc bien mérité le « quitus » pour son important et indispensable travail de tous ces mois passés. Elle en a profité pour signaler et excuser un retard dans l’envoi des cartes de membres, l’impression étant en cours.

ass3Enfin, Christiane Vincent, secrétaire adjointe, prend la parole pour faire le bilan de l’année écoulée marquée, pour le secrétariat, par les décès de Jan Konieczny et Jola Vidart. Avec la collaboration d’Edith Kalist et de Didier Herondelle, Christiane Vincent a donc repris sans plus attendre le travail de Jan et a  expliqué en quoi consiste le travail dense et ardu du secrétariat.

Le poste le plus important est la confection du bulletin qui demande, outre l’établissement d’une liste de sujets et leur développement par la rédaction d’articles, une recherche de photos appropriées, leur bonne insertion dans chaque texte, pour terminer par plusieurs longues et fastidieuses relectures pour lesquelles l’équipe est bien secondée par Madame de Vogüé. Puis vient ensuite la visite chez l’imprimeur, la mise sous plis et l’envoi à tous les adhérents du nouveau bulletin pour lequel Hélène Ruault est venue nous aider. Si le bulletin précédent portait sur « Jean-Paul II et Vatican II » celui qui va sortir a pour thème « Jean-Paul II et la Vierge » et le suivant qui paraître en décembre 2013, sera sur « Jean-Paul II et la Foi » Le second poste important du secrétariat est la mise à jour du site internet. Il se fait en liaison avec Bernard Davoust et le webmaster.

Après ces trois interventions, Henri Rogowski, président d’honneur et membre du conseil d’administration de la fondation à Rome prit la parole pour remercier les trois intervenantes et parler des projets 2013 tel le prochain voyage en Pologne vers Cracovie et Zakopane à l’automne prochain. La séance étant levée, le cercle des Amis conviait tous les participants à un buffet polonais toujours aussi délicieux et merveilleusement présenté. Les langues se sont déliées dans cette ambiance chaleureuse et conviviale

 

Edith Kalist.

Photos Dominique Vincent

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Extrait de l’intervention de Christiane Tomkiewicz :

 

Bonjour à tous et à toutes et un grand merci d’être venus nombreux.

Depuis notre dernière assemblée, nous avons vécu de grandes modifications au bureau de notre association en raison du retour à Dieu de notre secrétaire général Jan  Konieczny et de Yola Vidart, son assistante pour les textes polonais. Ils sont toujours présents dans nos cœurs mais ils nous manquent beaucoup. Une équipe s’est organisée autour de Christiane Vincent avec Edith Kalist et Didier Herondelle, pour prendre en mains le secrétariat et surtout la réalisation du Bulletin.

C’est un travail colossal ce qui explique le retard pris pour la réalisation des cartes de membres, mais n’ayez crainte vous allez bientôt recevoir les remerciements et les cartes.

Parmi nos membres le rappel à Dieu de notre ami Jean-Pierre Gory nous a beaucoup peinés tout comme celui de Christiane Seyrolles. Nos pensées vont vers leurs conjoints, Jocelyne et Alain.

Il y a eu aussi de grands malades tels  Henri Gautier, très affaibli auprès duquel son épouse Arlette veille quotidiennement. Et tout dernièrement j’ai appris qu’une de nos participante au voyage Pologne : Gilberte Lejeune a aussi été très malade au début de l’année ; elle semble aller mieux, nos vœux de bon rétablissement les accompagne tous…

…Pour toutes ces personnes qui nous sont chères, je vous propose un temps de prière silencieuse.

A part tous ces événements tristes qui, malheureusement, font partie de la vie, nous avons aussi vécu des moments très agréables. Notre voyage en Pologne-Ukraine avec la rencontre des deux secrétaires de Jean-Paul II, la découverte à Cracovie du Centre Jean-Paul II ont été des moments forts, émouvants et très intéressants. Nous avons visité de très beaux sites touristiques. Tout cela a resserré les liens d’amitié entre nous.

Les 26 et 27 Janvier, nous avons eu la joie d’accueillir pour la cérémonie de l’Oplatek à l’Ambassade de Pologne,  Monseigneur Jozef Kowalczyk, Primat de Pologne, qu’un certain nombre d’entre nous avait rencontré à la Nonciature Apostolique de Varsovie lorsque Monseigneur Jozef Kowalczyk en était le Nonce.

Pour le 1er semestre, ..… nous avons participé à plusieurs évènements relatifs à Jean Paul II :

A l’Unesco, le 13 Février un colloque était  organisé par le Centre de documentation de la Fondation Jean-Paul II à Rome et la Nonciature  Apostolique auprès de l’Unesco, sur le thème :

« Jean Paul II : une pensée actuelle pour l’homme, l’éducation et la culture »

A Arcueil, une religieuse directrice d’une école primaire de polonais a organisé un concours de dessins dont le thème était Jean Paul II.

Tous les enfants du CP au CM2 ont participé à un concours de dessin représentant Jean Paul II, un concours de poésie, et par classe il y avait un test de questions à choix multiple sur la vie de Jean-Paul II, auquel les enfants devaient répondre. Cela avait été bien préparé par les enfants et leurs parents qui avaient reçu les questions et les réponses à la maison, mais j’ai été stupéfaite de constater à quel point les enfants avaient bien retenu la leçon et avaient une grande connaissance de JPII.

A la Chapelle Impériale de l’Hôpital Begin, le 30 mai dernier, l’aumônier Sandrine Calves avait organisé une après-midi de prière avec les reliques de JPI qu’elle avait pu faire venir. Après l’arrivée et la présentation des reliques, le père Simonet fit une petite conférence sur Jean-Paul II et Marie ; puis il y eut un merveilleux temps de méditation avec lecture de prières entrecoupées de chants ; récitation du chapelet ; adoration du Saint-Sacrement et pour conclure cette belle journée la messe concélébrée par Monseigneur Luc Ravel, Evêque aux Armées… 

 

Extrait de l’intervention de Christiane Vincent :

Il y a un an nous étions ici, dans cette paroisse, pour notre assemblée générale annuelle. Elle se déroulait dans l’amitié et le partage et rien ne pouvait laisser prévoir ce qui nous attendait. En juillet Jola nous quittait subitement avec sa discrétion habituelle puis quelques semaines après Jan, notre chef et pilier, faisait son infarctus cérébral. La suite vous la connaissez…

Pour nous son équipe déjà amputée d’un membre, le choc fut brutal et inattendu. Le travail de Jan et, en premier lieu, son cher bulletin nous « tombait dessus »  Rapidement et sans nous concerter, Edith, Didier et moi-même avons décidé de relever le défi. Même si Jan était hospitalisé, le prochain bulletin sortirait et sortirait en temps voulu.

C’était très présomptueux de notre part car, là encore, nous ne savions pas ce qui nous attendait. Personne d’entre nous tous ne s’imaginait le travail colossal fourni par Jan. Toujours disponible, il faisait avec sourire et disponibilité…

Nous avons donc planché et avons décidé tout naturellement de rester dans la ligne conductrice insufflée par Jan. Un thème pour chaque bulletin se rapportant à un événement du semestre en lien avec Jean-Paul II, des nouvelles des diverses manifestations organisées autour ou par la Fondation, les prochaines activités….

Ecrire des articles était une chose nouvelle pour nous tous mais finalement réalisable. Puis vint la relecture ingrate car au bout d’un moment les yeux se brouillaient et les fautes et erreurs disparaissaient de nos yeux. Enfin arrivât la mise en page et là je dois vous avouer qu’il nous a fallu l’aide de jeunes maitrisant bien l’informatique. Mon plus jeune fils s’y est mis avec un certain amusement. Tant mieux car pour moi tout était chinois. Il a fallu ensuite choisir les photos : amusant – mais les intégrer au texte – encore du chinois. Le bulletin prenait forme… ouf ! Mais ce n’était pas fini. En intégrant des photos certains mots pouvaient nous faire des caprices en disparaissant… Super !! Et puis nous avions trop de pages : 36 pages maxi car après le poids nous fait changer d’affranchissement… Alors on a repris les textes et essayé la compression tout en conservant la compréhension… Lecture et relecture jusqu’au moment où il a fallu aller chez l’imprimeur et travailler avec lui pour la dernière étape : retrouver les matrices des pages de garde car tout était dans l’ordinateur de Jan à l’entrée bien codée.

En décembre le bulletin est sorti. Il a appelé des remarques de certains, des compliments mais aussi des critiques.  Entre temps nous rendions visite à Jan et l’assurions de la bonne santé de son cher bulletin. A chaque fois je lui disais «  Le prochain tu seras avec nous » Nous savions que c’était utopique mais nous souhaitions l’intégrer à notre travail.

Début Janvier nous lui avons lu le bulletin et vous auriez bien ri comme nous de le voir gesticuler bras et jambes, applaudir et arriver à nous dire «  bu – le – tin »

Le prochain va sortir ce mois-ci. Nous aurions aimé que vous l’ayez pour aujourd’hui mais c’était sans compter sur ce mois de mai à trous où chacun de nous est pris par de multiples occupations qui doivent rentrer dans le calendrier capricieux.

Son thème, vous le verrez, est Jean-Paul II et la Vierge, une dévotion de tout instant. Nous sommes partis de la traversée de la France par la Vierge pèlerine de Czestochowa. Si le premier bulletin s’est articulé autour des 50 ans de Vatican II, le suivant tournera autour de l’année de la foi, donc Jean-Paul II et la foi.

Voilà tout ce que je peux vous dire sur le bulletin.

Un autre poste important de Jan est le site internet. Là encore c’est un gros travail que nous menons tant avec Bernard Davoust de Marseille, qu’avec le webmaster. Cela nous a demandé une importante étude du site pour appréhender la compréhension de son organisation, surtout que ni Edith ni Didier n’ont internet... Mais nous avons planché néanmoins tous les trois sur ce dossier. Les relations par mail avec les deux intervenants se passent bien et le site va s’alimenter régulièrement d’articles et photos. Il reprend les articles du bulletin mais souvent dans une forme plus intégrale…


le 30 mai 2013

Après-midi Jean-Paul II

Autour de reliques du Bienheureux Pape

A l’Hôpital militaire Begin

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reliq2A la Chapelle Impériale de l’hôpital Begin, le 30 mai dernier, l’aumônier Sandrine Calves, avait organisé une après-midi de prière autour de reliques de Jean-Paul II qu’elle avait pu faire venir. Contactés dans un premier temps puis invités par l’aumônier, on pouvait voir dans l’assemblée plusieurs membres de la Fondation Jean-Paul II dont la présidente Christiane Tomkiewicz et son mari Edmond, le président d’honneur Henri Rogowski, Bernard Davoust venu de Marseille, Hélène Jeanne, Edith Kalist, Didier Herondelle, Anna Wertynska, Dominique et Christiane Vincent.

Après l’arrivée et la présentation des reliques, le père Simonet fit une petite conférence sur Jean-Paul II et Marie.

reliq3Des temps de prières et de méditations ont été offerts à tous afin de profiter au mieux de cet événement spirituel exceptionnel.

Suivit ensuite une animation spirituelle où méditations et chants se répondaient permettant d’entrer dans une prière intérieure personnelle avant d’aborder le temps d’une prière mariale pour les personnes malades, les familles et le personnel de l’hôpital. Des chants accompagnés à la guitare soutenaient ces longs moments de méditation intérieure.

Enfin l’adoration eucharistique du Saint-Sacrement fut proposée avant la messe présidée par Monseigneur Luc Ravel, évêque du Diocèse aux Armées.

reliq4Prière à la Vierge

bénédiction des fidèles avec les reliques par le père Simonet

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Bienheureux Jean-Paul II, priez pour nous !

Photos Christiane Tomkiewicz


13 février 2013

Colloque à l’UNESCO "Jean-Paul II : une pensée actuelle pour l'homme, l'éducation et la culture"

Situé dans le sillage du discours de Jean-Paul II à l’UNESCO (2 juin 1980), un colloque a eu lieu à Paris, le 13 février 2013. Il s’est proposé de montrer la contribution de ce Pape à un humanisme intégral par l’éducation, les sciences et la culture. Organisé par la Mission d’Observation permanente du Saint-Siège auprès de l’UNESCO et par la Fondation Jean-Paul II, le colloque  a rassemblé environ 500 personnes dont deux cardinaux et près de 40 ambassadeurs auprès de l’UNESCO.

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Les participants au colloque ont été accueillis par Mgr Francesco Follo, observateur du Saint-Siège auprès de l'UNESCO, par le cardinal Stanislaw Rylko, Président de la Fondation Jean-Paul II et Président du Conseil pontifical pour les Laïcs, ainsi que par M. Hans d'Orville, Directeur adjoint de l'UNESCO. La session a été modérée par Krzysztof Zanussi, cinéaste polonais, qui a parlé de ses rencontres avec Jean-Paul II.

La première conférence sur l'actualité de l'enseignement de Jean-Paul II à propos de la culture et de son discours mémorable à l'UNESCO (2 juin 1980)  a été donnée par Mgr Francesco Follo. Il a noté que Jean-Paul II était sensible au phénomène du multiculturalisme, qui est la face du monde moderne et la dimension humaniste de la culture, devant servir au complet développement humain.

colloque unesco 2013 1Le professeur Fabrice Hadjadj, philosophe français et directeur de l'Institut Européen d'Etudes Anthropologiques "Philantropos" à Fribourg, en Suisse, a parlé de «l'importance et du rôle des valeurs de l'Évangile dans la culture d'aujourd'hui", soulignant que la crise de la culture contemporaine repose en grande partie sur le fait que la révolution industrielle et technologique signifie que la culture est devenue une force dirigée contre la nature, ce qui réduit la nature à la biologie. «La vérité de l'Incarnation du Fils de Dieu, qu’apporte l'Evangile, montre la valeur de la nature, et peut représenter un chemin vers la  transformation culturelle et la renaissance de l'humanisme" - dit le philosophe français.

Le professeur Thomas Hong-Soon Han, de l'Université de Hankuk à Séoul, en Corée du Sud, a prononcé un discours sur «la relation entre l'économie et le développement intégral de la personne humaine ». Il a souligné que, partant du principe personnaliste que l'économie est de servir l'homme et non l'inverse, il est clair que le développement intégral des individus et des peuples exige une réforme du système économique fondé sur la solidarité internationale, qui, en tenant compte des exigences de l'éthique, indique les conditions de santé de l'économie en renforçant le capital humain.

Le thème de «la jeunesse dans le labyrinthe de la culture moderne » a été présenté par le professeur Rossana Cruz Reguillo de l'Université jésuite de Guadalajara au Mexique. Elle a dit que les jeunes d'aujourd'hui ne constituent pas un groupe homogène, mais une communauté très diverse. Elle peut être divisée en plusieurs groupes de jeunes en fonction de leur adaptation aux exigences du monde du travail, aux normes sociales, ou en fonction des formes de protestation contre la société et de leur éloignement par rapport à la vie sociale et politique contemporaine. L'orateur a souligné que ce qui unit les jeunes, c'est leur méfiance à l'égard des institutions telles que l'État ou l'Église. Pour changer cela, il faut apprendre à connaître les processus culturels et sociaux qui affectent la jeunesse contemporaine.

Le Père Zdzislaw Kijas (OFM), théologien de l'Université pontificale Jean-Paul II à Cracovie, a parlé de la nécessité de la dimension transcendante dans le processus éducatif. En se basant uniquement sur l'intellect, nous ne sommes pas en mesure de forger un homme prêt à se sacrifier avec héroïsme et noblesse de comportement. Il est important - l'orateur l’a fait remarquer - que dans la vie de l'homme, en particulier dans le processus de l'éducation, il y ait une place pour Dieu. L'homme doit «laisser Dieu être Dieu », et ainsi il va se trouver lui-même. Ainsi, il fera mieux la différence fondamentale entre «être plus» et «avoir plus».

Sœur Geneviève Médevielle, professeur de théologie morale à l'Institut catholique de Paris, a pris la parole sur le thème de "la dignité des femmes dans l'enseignement de Jean-Paul II ». L'orateur a mis l'accent sur l'enseignement du Pape sur le «génie féminin » qui s'exprime dans le service de l'amour humain. Elle a souligné que faire connaître cet enseignement, enraciné dans l'Apocalypse, est particulièrement important dans la culture d'aujourd'hui, surtout parce que les droits et la dignité des femmes sont souvent compris de manière unilatérale.

colloque unesco 2013 2Clôturant le colloque, le cardinal André Vingt-Trois a fait référence au discours du Pape Jean-Paul II à l'UNESCO et aux conférences de l’après-midi. Il a formulé deux questions auxquelles ce colloque a tenté de répondre : Est-ce que la culture moderne, caractérisée par ses réalisations techniques, protège réellement la vision de l’homme comme d’un être unique dans le monde ? Pourquoi l'autonomie des réalités temporelles entraîne la sécularisation de l'humanisme qui exclut l'existence de Dieu et l'amour de Dieu dans la vie humaine ? Il a aussi noté que, compte tenu de la crise culturelle que nous vivons, une tâche importante des chrétiens d'aujourd'hui est de témoigner de la vision intégrale de l'homme que le Christ apporte.

Le colloque, qui s'est tenu le mercredi des Cendres, était une sorte de festin spirituel non seulement pour les catholiques, mais les gens de différentes croyances et de cultures différentes. Le pape Jean-Paul II avait compris le sens du débat sur les sujets importants liés à l'homme avec les aréopages d'aujourd'hui, et sans doute l'UNESCO en est un.  Cette rencontre était une bonne occasion d'examiner la question de la culture d'aujourd'hui du point de vue de l'Evangile, qui est caractérisée par l'amour et le souci de l'être humain comme l’a confirmé le bienheureux  pape Jean-Paul II.

[Source : Père  Andrzej Dobrzyński – Directeur du Centre de documentation et d’études de la Fondation Jean-Paul II – Rome]

Discours du Bienheureux Jean-Paul II à l’UNESCO (2 juin 1980)

Résumés des contributions au Colloque sur l’actualité de la pensée de Jean-Paul II (UNESCO – Paris – 13 février 2013)

Salutations du cardinal S. Rylko et conférence de Mgr F. Follo

Conférence du Pr  F. Hadjadj

Conférence du Pr  R.  Reguillo Cruz

Conférence du Pr Z.J. Kijas O.F.M.

Conférence du Pr G. Médevielle S.A.

 


28 Janvier 2013

Décès de Jan Konieczny, Secrétaire Général

 

Jan Konieczny - 1

 

JAN KONIECZNY

Secrétaire général du Cercle de Paris des amis de la Fondation Jean Paul II

(1946 – 2013)

 

Jan, notre cher JAN KONIECZNY n’est plus. Le 28 janvier 2013 au matin Jan est né au ciel, quittant cette terre où il a cheminé dans le bonheur et dans les épreuves tout au long de sa vie. Sa dernière étape fut certainement pour lui un long chemin de souffrance. Comme le Christ et avec le Christ il a vécu ce long et douloureux chemin de croix. Le 14 août 2012 il était victime d’un infarctus cérébral qui emprisonnait sa brillante pensée dans un corps inerte et sans répondant. Pendant cinq mois et demi il batailla courageusement pour récupérer peu à peu une mobilité de ses membres, un usage ânonnant de la parole, tentant par des gestes, et/ou à l’aide d’une ardoise de communiquer avec ses amis venus le voir. Durant cette période Jan aurait pu remporter, s’il existait, et haut la main, le « trophée du nombre des visites » ; tout le personnel hospitalier qui a œuvré auprès de lui peut en témoigner. Ses nombreux amis se relayaient, se retrouvaient ou se découvraient à son chevet, des notabilités polonaises aux plus humbles de ses connaissances ; tous l’aimaient et s’ingéniaient à l’aider d’une quelconque façon dans sa terrible lutte. Maintenant il a retrouvé son Dieu ; Jean-Paul II pour la Fondation duquel il a tant œuvré était, nous n’en doutons pas, présent pour l’accueillir à l’arrivée de son dernier voyage. Il nous laisse l’exemple d’un croyant, fidèle à sa foi, à ses convictions et à ses engagements. Son rire témoin de sa joie de vivre restera longtemps gravé dans nos mémoires. A Dieu Jan. Nous ne t’oublierons pas et poursuivrons ton œuvre. Maintenant que là-haut tu vis hors de notre temps terrestre, dans ce temps qui est à la fois passé, présent et futur, tu connais le moment exact de tes retrouvailles  avec chacun d’entre nous et tu en vis déjà. Ici bas nous te retrouverons grâce à cette si belle communion des Saints.

Aujourd’hui 4 février 2013, sa famille ses frères et sœur venus de Pologne et un grand nombre de ses amis se retrouvaient à l’église polonaise Notre-Dame de l’Assomption pour prier pour Jan et lui dire un dernier « A Dieu ». L’église était pleine et la chorale Gaude Mater Polonia, tant appréciée par Jan, sous la direction de Madame Ewa Lenartowicz, a interprété les beaux chants qu’il aimait.  La cérémonie fut belle et priante, à son image.

Jan Konieczny - 2Monseigneur Stanislas Jez présidait la cérémonie et concélébrait la messe avec le père Krystian Gawron vice-recteur, le père Waclaw Szubert, curé, le père Witold Urbanowicz son ami de longue date, le père Jozef Kuroczycki, aumônier du cercle de Vaudricourt dans le nord, le père Edwin Rzeszuto, secrétaire de la M.C.P, le père Piotr Szot, secrétaire de la M.C.P, le père Tomasz Sokol, rédacteur de l’hebdomadaire Glos Katolicki, le père Ryszard Gorcki, curé de la paroisse rue Legendre, le père Lukasz Skawinski, vicaire à Versailles et le père Adam Galikowski.

Plusieurs hommages lui ont été rendus mettant en exergue sa grande et belle personnalité. Ainsi, Monseigneur Stanislas Jez, recteur de la MCP et président d’honneur du Cercle de Paris, a lu ceux reçus du Père Krzysztof Wieliczko, administrateur de la Fondation à Rome, et de Monseigneur Stefan Wylezek, recteur de la MCP pour la Grande-Bretagne et ancien administrateur de la Fondation à Rome.

Docteur Christiane Tomkiewicz, Présidente du Cercle de Paris des Amis de la Fondation Jean-Paul II, a pris la parole pour témoigner des moments passés avec Jan, la vieille de sa mort, par quelques  membres du bureau accompagnés du Père Krzysztof Wieliczko.

Monsieur Czeslaw Noster, ancien vice-président de la Fédération de la Polonia de France, lui rendit hommage pour sa collaboration de secrétaire-général de la Fédération durant deux mandats.

Des personnalités et des représentants de différentes associations sont venus également lui dire un dernier adieu.

Du côté des autorités polonaises, les représentants de l’ambassade de Pologne à Paris : Madame la Consul général Agnieszka Kuczinska, Madame la Consul Magdalena Ryszkowska, le lieutenant colonel Roman Krolak, attaché militaire auprès de l’ambassade, ainsi que Monsieur Mikolaj Kwiatkowski ancien Consul général, témoignaient par leur présence de leur sympathie pour Jan.

Les représentants de différentes associations étaient venus, parmi lesquelles les membres du Cercle de Paris des Amis de la Fondation Jean Paul II avec la Présidente, Docteur Christiane Tomkiewicz, et Monsieur Henri Rogowski, membre du conseil d’administration à Rome pour l’Europe, le Président du Cercle de Vaudricourt des Amis de la Fondation Jean Paul II,  Monsieur Marian Baczkowski, le  président de l’association des anciens combattants polonais SPK pour la France, Monsieur Jean Kukuryka, et le vice-président, Monsieur Florian de Zaluski, Monsieur Czeslaw Noster, président des hommes catholiques d’Aulnay-Sous-Bois, Madame Barbara Plaszczynska, ancienne présidente de la Fédération  Polonia de France,  le Directeur de la librairie polonaise, Monsieur Tomasz Michalski et sa collaboratrice, Madame Kasia Maciejewska, les représentants de l’association APAJT auteurs et traducteurs, les représentants des anciens étudiants polonais  ainsi qu’un bon  nombre de représentants d’autres associations.

De nombreuses couronnes et gerbes de fleurs dont celles de la famille, de  Monsieur l’Ambassadeur de Pologne en France, de la Fondation Jean Paul II, de la société historique et littéraire polonaise, de la libraire polonaise, de la fédération Polonia, de la chorale ainsi que nombre de bouquets anonymes étaient déposés auprès de l’autel, témoignage de l’affection et du respect portés à Jan.

A la fin de la messe, le Père Szubert Curé de la paroisse lui a rendu un dernier hommage émouvant. Une haie d’honneur fut formée par tous les prêtres officiants lors de la sortie de son cercueil devant lequel marchaient Monsieur Jean-Marcel Caserio, portant la bannière de la fondation Jean Paul II, et Monsieur Daniel Brzakowski, vice-président du Cercle de Paris portant la photo de Jan avec le Saint père Benoît XVI, photo prise lors du voyage commémorant le 30ème anniversaire de la Fondation Jean-Paul II à Rome en octobre 2011 pendant l’audience avec le Saint Père dans la salle Clémentine au Vatican.

Puis un grand nombre de ses amis se sont rendus en autocar au cimetière de Montmorency où une dernière absoute a été prononcée par le Père Szubert, curé de l’église polonaise à Paris, avant que son cercueil ne soit descendu dans le caveau des Amis  la Mission Catholique  Polonaise.

Jan repose avec ses compatriotes, en terre française ; les deux pays chers à son cœur. Il est maintenant dans la paix et la joie éternelles. Ses yeux se sont ouverts sur la Lumière de son Dieu qu’il a tant aimé durant toute sa vie, qui a été sa force, son soutien et son consolateur.

 

Christiane Vincent


Janvier 2013

OPLATEK 2013

Cette année encore, Son Excellente Monsieur Tomasz Orlowski, Ambassadeur de Pologne à Paris, nous a ouvert ses portes et mis à notre disposition ses magnifiques salons, permettant ainsi à tous les membres du Cercle de France des Amis de la Fondation Jean-Paul II,  environ 200 personnes, de se réunir pour échanger les traditionnels vœux de la nouvelle année dans la plus pure tradition polonaise, en partageant l’Oplatek.

 

Nous avions la joie et l’honneur d’avoir cette année la présence de son Excellence l’Archevêque Jozef Kowalczyk, Métropolite de Gniezno, Primat de Pologne, notre invité d’honneur, du père Krzysztof Wieliczko, administrateur de la Fondation à Rome, de Madame Agniezka Kuczinska Consul Général de Pologne, Madame Magdalena Ryszkowska Consul de Pologne, du Comte et de la Comtesse Hubert d’Ornano, généreux donateurs de la Fondation, , de Monseigneur Stanislas Jez, Recteur de la Mission Catholique Polonaise en France, du Président de la Société Historique Littéraire Polonaise Monsieur Pierre Zaleski, ainsi que de nombreuses personnalités.

 

Tomasz OrlowskiL’Ambassadeur Monsieur Tomasz Orlowski prit la parole pour nous accueillir chaleureusement et nous assurer de sa joie et de son soutien à permettre à la Fondation Jean- Paul II de célébrer cette soirée du partage de l’Oplatek.

 

Christiane TomkiewiczPuis ce fut au tour du Docteur Christiane Tomkiewicz  Présidente de notre Cercle de remercier Monsieur l’Ambassadeur, d’accueillir le Primat, les invités ainsi que toute l’assemblée.  Elle fit rapidement un tour d’horizon de toutes les activités de notre cercle durant l’année 2012 et annonça les activités prochaines à savoir le colloque sur Jean-Paul II le 13 février 2013 à l’Unesco à Paris, la bénédiction du Centre Jean-Paul II « N’ayez pas peur ! » « Nie Lękajcie się ! » par Monseigneur Dziwisz en juin 2013 à Cracovie et  un voyage en septembre vers Cracovie et Zakopane. Elle évoque le départ subit de Jola Vidart, membre du bureau, en juillet dernier et mentionne le nom de nos membres douloureusement éprouvés par la maladie, Jan, notre Secrétaire Général, Henri Gautier, membre bienfaiteur, Jean-Pierre Gory et Bernard Yon.

 

Monseigneur Kowalczyk Monseigneur Kowalczyk prit ensuite la parole et nous parla avec enthousiasme et  émotion de la Fondation, de ces objectifs et de ses souhaits pour l’avenir. Il nous fit part de souvenirs et anecdotes sur ses rencontres durant les voyages qu’il fit avec le Saint Père Bien Aimé Jean-Paul II.

 

Le Père Krzysztof Wieliczko, administrateur de la Fondation Jean-Paul II à Rome remercia notre Cercle pour le travail effectué et la générosité de nos membres. Il nous demanda de poursuivre et de développer nos actions au sein de la Fondation.

 

Agnès Zborowska-CanceAprès ces discours, Agnès Zborowska-Cance, soprano dramatique, et Georges Bériachvili, pianiste, nous enchantèrent tant avec des airs de Pergolèse, Verdi et Offenbach qu’avec un nocturne et une valse de Chopin. Enfin la chorale Gaude Mater Polonia sous la direction d’Ewa Lenartowicz nous interpréta les fameux Chants de Noël polonais, les « Polskie Koledy ». Pour finir Agnès Zborowska-Cance unit sa voix à celles de la chorale pour interpréter le merveilleux « Adeste Fideles ». Des moments chaleureux et inoubliables pour tous.

 

Le Président Fondateur membre du conseil d’administration de la Fondation à Rome Henri Rogowski et la Présidente du Cercle Docteur Christiane Tomkiewicz remirent une plaque commémorative au Primat de Pologne Jozef Kowalczyk en souvenir de la rencontre avec le Cercle des Amis de la Fondation en France, et remirent une plaque commémorative à l’Ambassadeur de Pologne Monsieur Tomasz Orlowski en souvenir et  en remerciement  pour les soirées de « l’Oplatek »  dans les salons de l’Ambassade de Pologne à Paris.

 

OPLATEK-2013-5Des fleurs furent offertes à chaque artiste par les membres du bureau.

 

Enfin nous avons pu succomber au charme de cette merveilleuse tradition : le partage des Oplatek après qu’ils aient été bénis par l’ensemble de nos autorités religieuses présentes. Cet échange permet aux anciens de raviver leurs liens d’amitié, aux nouveaux de découvrir cette tradition et aux isolés de pouvoir sans difficulté participer et « entrer » dans cette joie du partage des vœux.

 

Puis nous avons tranquillement rejoint un salon où était dressé un magnifique et très alléchant buffet de mets typiquement polonais. Quelle joie tous les ans de pouvoir déguster ces si bonnes charcuteries polonaises, l’incomparable bigos, les fameux pierogi, le tout présentés avec le merveilleux savoir faire plein de charme, de couleur et de beauté spécifique aux décors des tables polonaises.

 

OPLATEK-2013-6

Cette soirée fut à l’image des précédentes un réel succès pour la joie et la satisfaction de tous.

 

Christiane Vincent-Méalin et Christiane Rogowski

Photos Claude Skrzypeck et Dominique Vincent


20 octobre 2012

Paris - Messe anniversaire de l'élection du Pape Jean-Paul II le 16 octobre 1978

16 Octobre 2012 : anniversaire de l’élection de Jean-Paul II

22 Octobre 2012 : fête du Bienheureux Jean-Paul II

En ce samedi 20 Octobre, fidèlement, comme chaque année, le Cercle des Amis de la Fondation Jean-Paul II a fêté l’élection au trône pontifical de son bienheureux Pape. Chacun se souvient encore du jour si mémorable du 16 octobre où le monde entier apprenait la nouvelle. Un hommage plein de ferveur a été rendu lors d’une messe célébrée à cette intention à l’Eglise polonaise de la rue Saint Honoré, actuellement en travaux de rénovation et d’embellissement, par le Père Szubert, curé de la paroisse devant une assistance nombreuse et recueillie, en présence de son président d’honneur, M. Henri Rogowski et de son épouse, de Mme la présidente Christiane Tomkiewicz et de son époux, ainsi que de beaucoup de membres de la fondation, messe suivie également par de nombreux fidèles.

Nous avons tout particulièrement prié pour nos membres décédés ou souffrants. Un hommage fut rendu avec beaucoup de justesse et de sensibilité par le Père Szubert en ce qui concerne la création par Jean-Paul II de cette fondation et qui s’étend au monde entier. Pour clôturer la messe, nous avons tous unis nos voix à l’unisson pour nous tourner vers la Vierge avec le très beau chant « Czarna Madona » puis « Barka », le chant préféré de Jean-Paul II.

Messe anniversaireNous sommes tous particulièrement reconnaissants au Comte et à la Comtesse Hubert d’Ornano qui financent généreusement, par le biais de la fondation Sisley, une grande partie des travaux de restauration de la coupole de l’église.

A l’issue de cette belle cérémonie, une gerbe a été déposée devant le buste de notre bien aimé pape qui honore l’entrée de l’église.

Après cet intense moment d’émotion, les membres de la fondation se sont retrouvés autour d’un délicieux buffet servi dans une salle paroissiale. Là dans une ambiance amicale et détendue, chacun pût échanger avec plaisir ses divers  points de vue et idées afin que puisse perdurer non seulement le devoir de mémoire du bienheureux Jean-Paul II mais aussi et surtout continuer sans cesse à donner des fruits à ses justes enseignements. Au cours de ce moment de joie, nous avons eu le privilège d’avoir la visite du Père Szubert, venu partager ce grand moment d’amitié. Sa présence a touché bon nombre d’entre nous.

Didier Herondelle


Septembre 2012

Pologne-Ukraine - Voyage des membres du Cercle de Paris

Par une belle matinée de septembre nous étions une trentaine à nous retrouver à l’aéroport de Roissy en vue de nous envoler pour Cracovie, et LVIV, sur invitation de Mgr Mokrzecki, second secrétaire particulier de Jean-Paul II durant les sept dernières années, puis de Benoît XVI durant les deux premières années de son pontificat.

Ce périple organisé avec compétence et efficacité par notre responsable des voyages, Florian de Zaluski nous a permis de découvrir cette contrée sud-est, la moins peuplée de Pologne, la plus sauvage, mais néanmoins touristique. À Sanok, le plus grand parc ethnographique de Pologne nous permis de découvrir des constructions de différents groupes ethniques vivant dans la région frontalière polono-ukrainienne.

Voyage 2012 - photo1

Découverte de villes pleines de charme avec un riche patrimoine artistique comme Przemysl, fortifiée de deux ceintures de murailles, et ayant fait partie de l’Empire Austro-Hongrois ; ou Tarnow qui a conservé son ordonnance urbanistique médiévale, et possède une splendide cathédrale de la Nativité-de-la-Vierge Marie, un hôtel de ville gothique et renaissance érigé au milieu de la place du Marché entourée de vieilles maisons bourgeoises, et les restes d’une synagogue du XVIIIè siècle

Voyage 2012 - photo2Cette région est également riche de magnifiques châteaux comme celui de Krasiczyn, entouré un parc superbe et l’histoire nous a été contée au cours d’une sympathique visite nocturne. Mais surtout celui de Lancut, ancien château fort transformé en une splendide résidence au XVIIème siècle grâce à la famille Lubomirski. La princesse Isabella y a fait beaucoup de transformations et au décès de son mari a donné le château à ses petits-enfants Potocki. Après la guerre le château a été pris par l’Etat qui l’a rapidement ouvert en musée. Il appartient aux châteaux les plus importants et les plus beaux de Pologne.

Voyage 2012 - photo3Notre périple nous a permis également de visiter une verrerie à Krosno, admirant le travail de tous ces ouvriers dont les gestes précis faisaient penser à un ballet superbement et magistralement orchestré. Nous étions tous subjugués et admiratifs. Puis Pologne oblige, le musée unique de la vodka Polmos nous a ouvert ses portes pour une intéressante visite suivie d’une dégustation très appréciée de tous. À la sortie nous avons, bien entendu, été nous approvisionner de quelques bouteilles avec comme grand et unique souci celui de les intégrer dans nos valises sans dépasser le poids maximum autorisé à l’aéroport!

Enfin alpha et oméga de notre voyage les villes de Cracovie, où nous avons atterri et d’où nous sommes rentrés en France, et Lviv, toutes les deux inscrites au patrimoine de l’Unesco et parfois même comparées.

Voyage 2012 - photo4Le plus ancien écrit sur Cracovie remonte au 11ème siècle où le roi Boleslaw choisit l’endroit comme siège. En 1320 Wladislaw 1er a été le premier roi couronné dans la cathédrale du Wavel. Puis Casimir le Grand fonde l'université et fait de Cracovie la capitale étudiante de la Pologne ; il crée également la ville de Kazimierz qui deviendra la ville juive à partir de 1495, Grand constructeur, on dit que Casimir le Grand a trouvé la Pologne en bois et l’a laissée en pierre. On dit également qu’il aurait eu 70 maîtresses et construit 70 châteaux!... Avec la dynastie des Jagellon, la ville s’est beaucoup développée et par les guerres, les alliances et les successions, Cracovie devient capitale, sous Ladislas Jagellon III, d'un royaume englobant la Pologne, la Lituanie, la Bohème, et la Hongrie. C'est l'âge d'or de Cracovie, qui culminera en 1490, sous le règne de Casimir IV, débuté en 1447. En 1609 le roi Sigismund III déplace la capitale du royaume à Varsovie. Cracovie restera pourtant capitale "traditionnelle" puisque le sacre et l'enterrement des rois y seront toujours célébrés. Cracovie a été plusieurs fois occupée : russes, suédois, prussiens, autrichiens qui ont beaucoup détruit et reconstruit des bâtiments en brique. Enfin le 11 novembre 1918 Cracovie est libérée ; beaucoup de choses ont été cachées en particulier au Canada mais beaucoup ont été volées.

Cracovie est souvent surnommée la petite Florence  en hommage à son très riche patrimoine artistique. Nous avons ainsi visité son château royal du Wavel, panthéon des rois polonais et où ont été enterrés le président Kaczynski et son épouse, sa superbe place du Marché, le Rynek Glowny, sa magnifique halle aux draps, son beffroi, sa petite église St Adalbert et sa cathédrale Notre-Dame, Kosciol Mariacki dotée d’une remarquable chapelle renaissance et d’un très beau retable.

Nous avons également pu découvrir, en proche banlieue, Nowa-Huta, ville stalinienne construite sans église, avec de très larges avenues qui permettaient aux chars russes de manœuvrer. Le choix de Nowa-Huta a été murement réfléchi par les autorités avec la volonté de détruire l’âme polonaise. La ville pouvait abriter 200 000 habitants et l’usine, la plus grande de toute l’Europe, existe toujours : Arcelor Sacilor. La construction de la ville n’est pas terminée, elle s’est arrêtée à la mort de Staline.

Voyage 2012 - photo5En 1967, Karol Wojtyla devenu évêque de Cracovie, de nombreuses lettres de protestation demandant l’autorisation de construire l’Église ont été envoyées. Le Cardinal Wojtyla est venu  plusieurs fois célébrer une messe sur le terrain vague, «occupant» ainsi les lieux. Lorsque l’accord a été provenant de Saint Pierre pour «occuper » définitivement les lieux. Peu à peu l’église a été édifiée. Cela a demandé dix ans ; elle peut contenir 6 000 personnes. Pour ce faire, des milliers de cailloux provenant des montagnes de Carpates, ont été amenés par les Polonais. À l’intérieur tout est symbole : sept  portes d’entrée pour les sept sacrements ; les sept marches conduisant à l’autel symbolisant les sept dons du Saint-Esprit ; un magnifique chemin de croix, peint sur un grand pan de mur, dans lequel ont été reprises des scènes de la vie polonaise ; dans le  tabernacle est inclus un fragment provenant de la lune rapporté par Apollo XI enfin un magnifique Christ crucifié, sans croix, avec cette phrase «d’une Vie à l’autre ». À l’extérieur une statue de Jean-Paul II et un carillon de huit cloches (le chiffre de la Vierge) sonne des chants à Marie. La visite de cette église si liée à la personne de Jean-Paul II nous a tous beaucoup impressionnés.

Voyage 2012 - photo6Nous avons également visité l’église de la Divine Miséricorde et le chantier du Centre Jean-Paul II « N’ayez pas peur»  souhaité et créé par le Cardinal Dziwisz et où a été transférée, du Vatican après la béatification, la pierre tombale de Jean-Paul II devant laquelle tant de personnes sont s’incliner, se recueillir, prier, voire la baiser. Ces deux hauts lieux de prière, liés très fortement à la personne de Jean-Paul II sont voisins et seront reliés dans un  avenir proche.

Enfin nous avons découvert Lviv, Capitale de la Galicie-Volhynie, la province de l'extrême Ouest de l'Ukraine, Lviv entre dans l'Histoire après le déclin de la Rus-Kiévenne. Si la ville sût résister aux Mongols ou aux Tatars, elle a été dès le XIVe  sous l'influence et la domination des Polonais. Casimir le Grand l’a beaucoup développée. En 1772 elle a été intégrée à l'Empire Austro-Hongrois, puis à l'Union Soviétique à la fin de la seconde guerre mondiale. Durant cette dernière, alors que Cracovie était le siège du gouvernement allemand, Lviv était terrain du gouvernement allemand et n’a pas été trop touchée. Depuis l'indépendance, Lviv reste le bastion des nationalistes Ukrainiens, lesquels jouèrent un rôle décisif dans la Révolution Orange de 2004.

Voyage 2012 - photo7L'histoire de Lviv est donc très riche. Le centre de la ville classé au patrimoine mondial de l'Unesco reste concentré sur les alentours de la superbe avenue Svobody qui conduit à un magnifique théâtre, l'opéra Ivan Franko ainsi que l’ancienne place du marché, avec au milieu l'Hôtel de ville, et autour, des bâtiments datant du XVIe siècle dont l’un d’entre eux abrite le musée historique de Lviv où nous pu admirer de splendides icônes.

En empruntant les petites rues adjacentes, on croise de nombreuses églises dont la cathédrale Arménienne, l'église dominicaine, l'église de l'Assomption, la Chapelle Boyim, et la cathédrale catholique.

Lviv est un des centres de la vie religieuse de l’Ukraine. Son histoire mouvementée avec la lutte entre l’influence catholique et orthodoxe puis avec la fermeture de la plupart des monastères dans la période communiste, explique les changements d’attribution des bâtiments des monastères. Certains sont toujours en activité, d’autres ont été transformés, et utilisés soit par l’Institut polytechnique soit comme entrepôt, soit attribué au ministère de l’intérieur, ou d’autres utilisations encore.

Voyage 2012 - photo8Ces deux villes ont chacune un quartier juif Kazimierz encore imprégné de la présence de ses habitants, avec  synagogues et cimetières juifs, que nous avons découvert lors de nos cheminements le long des rues.

Ces deux villes nous ont réservé chacune une rencontre exceptionnelle avec les secrétaires particuliers du pape Jean-Paul II.

Cracovie dont il a été l’Archevêque puis le Cardinal avant de devenir Pape, et dont le siège archiépiscopal est maintenant occupé par le Cardinal Stanislas Dziwisz, son premier secrétaire particulier. Celui-ci nous a reçus dans la belle pièce à la fenêtre de laquelle Jean-Paul II apparaissait à la foule rassemblée dans la rue et l’appelant lors de ses séjours à Cracovie. Cette fenêtre située au dessus du porche d’entrée est maintenant condamnée, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, par la photo de Jean-Paul II déroulée à Rome lors de sa béatification.

Voyage 2012 - photo9Dans son allocution Monseigneur Dziwisz nous a parlé du Centre Jean-Paul II actuellement en construction et qu’il bénira solennellement le 23 Juin 2013, invitant ceux et celles qui le désireraient à s’y rendre au printemps prochain. Après nous avoir donné sa bénédiction, il nous a invités à  nous rendre dans sa chapelle, donnant au passage à chacun de nous une image-souvenir. Là, nous avons prié à toutes les intentions de la Fondation en y associant particulièrement Jola Vidart, Jan Konieczny, Henri Gautier et Jacqueline Caserio.

Voyage 2012 - photo10L’archidiocèse de Lviv est un archidiocèse métropolite de rite latin. Ce diocèse a été érigé le 28 août 1412 par le pape Grégoire XII, suite au transfert du siège primatial de Galich à Lviv. C’est à l’occasion du 600ème anniversaire de ce transfert qui a donné lieu à de grandes manifestations, que Mgr Mieczyslaw Mokrzycki nous avait invités. Monseigneur Mokrzecki, a célébré une messe dans sa cathédrale aux intentions de la Fondation. Pour cette messe Jan-Roman Potocki, nous avait rejoints. Empêchée de nous retrouver à Lviv, comme elle le désirait, la Comtesse Hubert d’Ornano, avait demandé à son neveu travaillant à Varsovie, de la représenter dans les diverses manifestations organisées par l’Archevêque. Ainsi après avoir assisté à la messe, nous nous sommes tous retrouvés pour un dîner au Centre des Séminaristes. Enfin le lendemain matin Monseigneur Mokrzecki nous a ouvert les portes de son palais, rendu récemment par les autorités gouvernementales, et en cours de rénovation. Cette restauration est financée en partie par la générosité de la Comtesse Isabelle d’Ornano.

Christiane Méalin


Août 2012

Des nouvelles douloureuses

aout 2012 - 1Qui ne connaît pas à la Fondation notre ami Jan KONIECZNY tant son dévouement y est important. En août dernier il a été victime d’un infarctus cérébral. Depuis il est hospitalisé et son rétablissement demandera beaucoup de temps. Grâce à une rééducation, il reprend petit à petit l’usage de ses membres. Atteint d’aphasie mais ayant gardé toute sa tête, il suit avec intérêt le travail de son équipe pour continuer la rédaction de son cher bulletin. Nous l’assurons de toute notre profonde sympathie et de nos prières pour qu’il puisse dans un temps futur reprendre sa place auprès de nous.

 

aout 2012 - 2De son côté Henri GAUTIER, membre actif du Cercle et généraux donateur, a fait un AVC. Rentré chez lui, il fait lui aussi l’objet d’une longue rééducation. Qu’il trouve ici, ainsi que son épouse Arlette l’assurance de notre profonde affection et de nos prières pour son rétablissement.

 

aout 2012 - 3Le 7 Août Jolanta VIDART nous quittait subitement. Membre du conseil d’administration elle était notre amie depuis de très longues années. Jamais son amitié et son intérêt pour la Fondation n’ont fait défaut. Sa participation au conseil d’administration s’est traduite par sa présence active où elle rayonnait de son sourire et de sa douceur, ayant toujours un mot plein de chaleur et d’amitié pour chacun. Grande admiratrice de Jean-Paul II, elle ne manquait aucune manifestation que le Cercle d’Ile de France ou la Fondation de Rome organisait. Elle nous était proche, nous lui restons proches par la pensée et la prière, irremplaçable témoignage de notre reconnaissance. Que son époux, François, soit assuré de notre très profonde sympathie.


Juin 2012

Rencontre à Stella Plage et visite à Vaudricourt de la statue de Jean-Paul II

Vaudricourt 1Le 24 juin dernier, le Cercle des Amis de la Fondation Jean-Paul II de Vaudricourt organisait une rencontre fraternelle des deux Cercles des Amis de la Fondation Jean-Paul II existant en France, celui du Nord et celui de Paris. Le Père Krzysztof Wieliczko, Administrateur de la Fondation au Vatican, était venu spécialement de Rome à cette occasion.

Une messe a été concélébrée par les Pères Krzysztof Wieliczko et Jozef Kuroczycki, aumônier du Cercle du Nord. Y assistait une foule nombreuse, ainsi qu’une délégation du cercle de Paris qui auparavant était lié au Cercle de Vaudricourt de 1989 à 2002 : Henri et Christiane Rogowski, Edmond et Christiane Tomkiewicz.

L’homélie du Père Krzysztof Wieliczko rappelait le rôle du chrétien de témoigner de sa foi et de son engagement, de montrer au monde la Personne du Christ.

La messe embellie par les chants, s’est terminée par un émouvant Magnificat merveilleusement chanté par Lucy Dite.

Vaudricourt 2Après la messe, dans la salle de conférence, le Père Krzysztof Wieliczko a présenté les activités de la Fondation qui continue à se développer dans le monde entier : « l’Eglise grandit même là où l’on ne s’y attendait pas. » Jan Konieczny a assuré une fois de plus la traduction en français de l’intervention du Père Krzysztof Wieliczko.

Le Père Krzysztof Wieliczko nous a rappelé que chaque jeudi matin devant la tombe de Jean-Paul II, une messe est célébrée à l’intention de tous les Amis de la Fondation.

L’apéritif et le repas qui ont suivi, ont clôturé cette sympathique et constructive rencontre, qui se renouvellera à d’autres occasions, nous l’espérons.

Nous profitons de cette occasion pour remercier nos amis du Nord pour leur accueil toujours très amical, et pour cette très sympathique journée qu’ils nous ont donné l’occasion de vivre.


12 mai 2012

Assemblée générale du cercle de France des amis de la fondation Jean-Paul II

Le 12 mai 2012, dans les locaux de la paroisse Ste Geneviève, chez Mgr Jozef Musial qui nous accueille toujours très chaleureusement, s’est tenue l’Assemblée Générale de notre Cercle. La réunion a été ouverte par la présidente, Christiane Tomkiewicz qui nous a présenté  le rapport d’activité de l’année passée, riche en événements : le voyage à Rome pour le 30ème anniversaire de la fondation où chacun a pu retrouver non seulement la ville éternelle mais des membres venus du monde entier. Puis après ces trois jours, certains de nous sont partis à la découverte de l’Ombrie et de la Toscane

AG 2012 - 1

En janvier cette année encore, le temps fort de notre association a été la traditionnelle Oplatek dans les magnifiques salons de l’Ambassade de Pologne, qui nous permet de nous retrouver pour un concert puis autour d’un buffet toujours très apprécié.

Après cet exposé très intéressant, Christiane Rogowski nous a présenté avec une grande précision le rapport financier qui a obtenu le quitus.

Puis, après avoir assisté à la messe et vu un film sur Jean-Paul II, nous nous sommes dirigés vers un buffet  polonais qui a permis à tous non seulement de déguster ces mets mais également de renforcer nos liens d’amitié.

AG 2012 - 2

 


29 Janvier 2012

Soirée "Oplatek" à l'Ambassade de Pologne

Comme l'année passée, la Fondation Jean-Paul II a invité, ses membres à partager l'Oplatek, dans le magnifique cadre de l'Ambassade de Pologne à Paris. Le pain azyme, après avoir été béni par le Père Krzysztof Wieliczko, le nouvel administrateur de la Fondation à Rome, est partagé, sans autre distinction ou préambule que l'adresse de chacun à chacun d'un souhait sincère de bonne et sainte année. Pourtant la cérémonie elle-même, si bien connue de tous les Polonais, reçoit un supplément de célébration par le lieu, la réception et le buffet dinatoire polonais qui clôt si chaleureusement la rencontre.

Oplatek 2012L'ambassade de Pologne fut l'Hôtel de la Princesse de Monaco et ce nom lui est toujours attaché, montrant encore par ce trait, le soin que prend la Pologne de respecter le passé heureux de la France...

Puis Madame Christiane Tomkiewicz, membre du Conseil d'Administration de la Fondation à Rome, de retour de la dernière réunion, explique qu'après les trente premières années, il est envisagé maintenant de donner de nouvelles bases à la Fondation pour aborder le futur. Lors de la célébration du trentième anniversaire, 750 personnes furent à la messe d'action de grâce célébrée en la basilique saint Pierre et dans la magnifique salle Clémentine, à l'audience avec le Pape Benoît XVI. Mme Christiane Tomkiewicz énonce ensuite les projets pour 2012 dont le plus important sera le voyage à l'automne, de dix jours en Pologne.

Le Père Krzysztof Wieliczko est invité à prendre la parole ensuite. Il s'exprime en polonais, ce qui, pour nous, demande une traduction. Le traducteur, M. Jan Konieczny a fait un résumé de l'essentiel. Dans son discours, le Père Krzysztof Wieliczko manifeste une très grande joie de ce que Jean-Paul II ait été déclaré bienheureux car la Fondation (et tous ceux qui l'invoqueront) a dorénavant un puissant intercesseur au ciel. Il remercie très vivement les membres qui ont pris une part active dans la Fondation et invite chacun à prier pour la paix.

Puis les artistes invités, sont introduits par M. Jan Konieczny. Au violon, M. Arnauld Kaminski et au piano, M. Mathis Zielinsky interprètent une sonate de César Franck, le grand organiste de l'Eglise Sainte Clotilde, sise à quelques encablures seulement de ce salon de musique. Les quatre mouvements de cette œuvre peu connue, sont très contrastés, le troisième surtout qui semble contenir des difficultés extrêmes d'interprétation au violon et que M. Kaminski a parfaitement maîtrisées, faisant toujours apparaître la passion contenue dans cette grande musique tout en lui conservant une structure rigoureuse. En retour des applaudissements du public, les deux artistes interprétèrent la méditation de Thaïs de Jules Massenet. Une fort belle musique française, très nettement de son époque, où s'expriment des sentiments subtils de grâce délicate.

En introduisant M. Wojtek Smilek, voix de basse déjà tant appréciée l'année passée, M. Jan Konieczny a dit: "La musique est extraordinaire. Mais surtout, comme le disait Jean-Paul II, c'est que l'homme veuille bien en faire. En effet, les Noëls polonais qui vont vous être interprétés par M. Smilek et qui sont les meilleurs (de tous) "parlent à Dieu avec nos propres mots. C'est bien là le plus extraordinaire".

M. Smilek chante avec une expression de joie manifeste. I1 donne à son interprétation un dynamisme si fort que beaucoup de personnes dans l'assistance, tellement heureuses d'entendre chanter dans leur langue les mélodies de leur enfance, se sont mises à prendre une part directe dans l'interprétation. La langue des paroles procure des intonations que M. Smilek souligne dans son chant, en regardant son public, parfois d'un air amusé, au dessus de ses lunettes.

Tous ensemble, un couplet en Polonais, un autre en Français, il a fait chanter à la salle "Douce Nuit". Des applaudissements chaleureux ont voulu le remercier de son art et de sa très grande simplicité. Monsieur l'Ambassadeur a, lui aussi, bien remarqué que la Fondation Jean-Paul II unit aussi bien les Polonais que les Français et qu'elle les unit entre eux.

Puis le dîner, un somptueux buffet, a permis à tous de se rencontrer sans autre contrainte. Il est sans doute superflu d'en décrire les mets polonais qui surprennent si agréablement, car chaque année, c'est un plaisir qui se renouvelle, tout simplement.

Bernard Yon


Octobre 2011

Rome - célébration du 30e anniversaire de la Fondation Jean-Paul II

 

Récit du voyage de membres du Cercle en Italie (Octobre 2011)

Après notre voyage, en mai 2011, à l’occasion de la béatification de notre pape bien-aimé Jean-Paul II, nous avons refait ce voyage pour fêter le 30e anniversaire de la Fondation créée par cet homme d’exception. Tout se présentait sous d’excellents auspices ce vendredi 21 octobre 2011, mais, ce jour-là,  nous avons vécu quelques péripéties : un sac oublié, une valise qui n’a pas quitté l’aéroport parisien, quelqu’un qui s’est attardé à la librairie et qu’on a failli oublier... Et puis, tout est rentré dans l’ordre.

Sous un beau soleil romain, nous sommes allés visiter la Basilique Saint-Paul Hors-les-Murs avec ses magnifiques mosaïques, puis la basilique Sainte-Marie Majeure, l’une des plus belles basiliques romaines. Nous avons continué par la visite de la Villa Borghèse. Quel  ravissement pour nos yeux et quel enchantement ! C’est un des plus beaux musées du monde qui abrite une magnifique collection de peintures et de sculptures. Y sont exposés les chefs-d’œuvre de Bernin, Bellini, David, Titien, Caravage..., une collection à couper le souffle et à  revoir. Un coup d’œil sur les jardins, quelques pas dans le parc pour rejoindre notre autocar. En route pour l’hôtel Beethoven.

Basilique Saint-Paul Hors-les-Murs

La Basilique Saint-Paul Hors-les-Murs

 

La Villa Borghèse
La Villa Borghèse

 

Le David de Bernini

Le David de Bernini

 

Le lendemain, samedi, tous les Cercles du monde de la Fondation Jean-Paul II étaient réunis à la basilique Saint-Pierre de Rome pour assister à la messe présidée par le cardinal Stanislas Dziwisz (ancien secrétaire de Jean-Paul II) et concélébrée par plusieurs dizaines de prêtres devant le grand autel, à la mémoire de notre bien-aimé pape. La préparation pénitentielle, les offrandes, les lectures..., des temps forts de la messe que nous avons vécus avec la plus grande émotion, d’autant que certains d’entre nous ont lu des lectures dans ce lieu symbolique de l’unité chrétienne... Ce sont des moments privilégiés que nous avons reçus et dont nous nous sommes imprégnés. Le cardinal polonais a souligné, dans son homélie, le rôle particulier de la Fondation et a rendu un hommage appuyé à Celui qu’il a accompagné dans les années de son pontificat. Il a, en particulier, prononcé les paroles suivantes :

 « Chers frères et sœurs, nous avons reçu un grand don en la personne de Jean-Paul II, dans son enseignement et dans sa sainteté. Nous devrions vivre ce don et en puiser la force pour relever les nouveaux défis qui restent devant nous. C’est notre privilège et notre devoir de préserver l’héritage du bienheureux Pape pour pouvoir le transmettre aux générations futures. La Fondation Jean-Paul II, instituée il y a trente ans, s’inspire de cette noble intention. Ce fut une décision providentielle qui a porté des fruits abondants et qui les porte toujours. La Fondation propage l’enseignement de son Patron, promeut son patrimoine, contribue d’une manière importante à notre culture, à la réflexion théologique, au style de vie de l’Église, à la profondeur de l’œuvre d’évangélisation. Depuis le début, la Fondation soutient aussi des élèves pauvres mais talentueux provenant des pays de l’Est. De cette manière, elle fait des investissements à long terme, en aidant des jeunes, dans leur formation intellectuelle et spirituelle.

Aujourd’hui, nous remercions Dieu pour toutes les réussites de la Fondation au cours de ces trois dernières décennies. Merci à tous ses employés, membres et amis, donateurs et bienfaiteurs qui soutiennent son travail. Je suis convaincu que Jean-Paul II vous bénit tous du ciel et vous encourage au travail persévérant et à la générosité».

Après la messe, nous avons pu nous recueillir devant la tombe du bienheureux Jean-Paul II, située depuis sa béatification, dans la basilique tout près de la Piéta de Michel-Ange. Là aussi, ce fut un moment d’émotion intense, doublé de la découverte, pour nous tous, du nouvel emplacement de son tombeau. Ensuite, le père Krzystof Wieliczko, administrateur de la Fondation à Rome, nous a offert la possibilité de visiter les jardins du Vatican. Quelle joie de les découvrir et de s’y promener, d’en vivre le calme et la sérénité, de percevoir, peut-être, ce que pouvait ressentir Jean-Paul II lorsqu’il venait s’y promener, y méditer et se recueillir le long de ces mêmes allées qu’arpente maintenant le pape Benoît XVI.

 

Notre groupe d’amis de France de la Fondation Jean-Paul II dans les jardins du Vatican

Notre groupe d’amis de France de la Fondation Jean-Paul II dans les jardins du Vatican

 

En fin d’après-midi, tous les Cercles étaient invités à la Maison Jean-Paul II située via Cassia. Après une célébration liturgique présidée par le cardinal Stanislas Rylko, président du conseil d’administration de la Fondation Jean-Paul II, en présence du cardinal Stanislas Dziwisz, de l’archevêque Jozef Kowalczky, primat de Pologne, du cardinal Joseph Glemp, ancien primat de Pologne, de l’archevêque Szczepan Wesoly, de Mgr Stefan Wylezek et du père Krzystof Wieliczko, le IXe tableau des bienfaiteurs et généreux donateurs a été dévoilé et béni. En soirée, dans les jardins, nous avons dîné (les mets préparés par les sœurs étaient délicieux) et assisté à un beau programme de chants et de danses interprétés par des jeunes de New-York dans un répertoire polonais de la région de Cracovie et de Rzeszow.

 

Mgr Stanislas Dziwisz et les danseurs

Mgr Stanislas Dziwisz et les danseurs

 

Dimanche matin, nous avons fait un tour de Rome avec un guide, avec une partie panoramique et une promenade autour du Colisée et dans la Rome baroque. Puis, une messe a été célébrée par le primat de Pologne Mgr Jozef Kowalczyk à l’église du Saint-Esprit. La prière commune des délégations de tous les Cercles de la Fondation, venant d’une vingtaine de pays, témoignait de l’extraordinaire universalité et vivacité de la pensée de Jean-Paul II.

 

 Mgr Stanislas Rylko

le Primat de Pologne Mgr Joseph Kowalczyk

 

Le soir, nous avons tous été invités au restaurant Giannicolo, puis à l’église Chiesa Nuova pour y assister à un magnifique concert donné en hommage au bienheureux Jean-Paul II : piano, chanteurs, orchestre ont interprété des œuvres de Bach, Gounod, Mozart, Liszt ou encore de Vivaldi... Ce fut une journée bien remplie, préparée merveilleusement par notre administrateur, le père Krzysztof Wieliczko et sa secrétaire Anna.

Lundi matin, très tôt, nous partons au Vatican pour assister à une audience privée du Saint-Père le pape Benoît XVI qui nous reçoit dans la salle Clémentine. Quelle émotion que découvrir cette magnifique salle si proche des appartements pontificaux et de savoir que le corps de Jean-Paul y a reposé avant de descendre l’escalier que nous venons d’emprunter ! Le pape Benoît XVI nous est apparu fatigué, mais souriant. Encore un moment émouvant lorsque celui-ci a rendu hommage à son prédécesseur en termes très élogieux et a rappelé les grands traits de la Fondation. L’audience s’est terminée par sa bénédiction et des chants polonais interprétés par des enfants.

 

 Benoît XVI

 

Ce long week-end nous a paru bien court tant il fut chargé d’émotions. Nous y avons redécouvert le bilan des actions de la Fondation et ses réalisations. Le Saint-Père Benoît XVI a lui bien insisté sur l’essentiel : être tourné vers l’avenir, ne jamais s’arrêter en chemin et cultiver l’enseignement du bienheureux Jean-Paul II.

 

Liliane Brzakowski


 

Octobre 2011

Italie du nord - Voyage

Le voyage à Assise

Le 24 octobre, à Rome, après avoir pris un dernier repas tous ensemble, deux cars nous attendaient. Pendant que nos amis se rendaient à l’aéroport pour rentrer à Paris, dix-sept d’entre nous partaient vers un périple en Italie du Nord. Nous faisons connaissance avec notre guide, femme sympathique et très causante, ce qui a été très agréable tout au long de ces quatre jours de découverte. Quittant Rome et ses embouteillages, nous roulons vers Assise en traversant la région de l’Ombrie surnommée «le cœur verdoyant de l’Italie». Elle nous offre des paysages d’une douceur souveraine, souvent représentés par le Pérugin et son élève, le jeune Raphaël, avec des camaïeux de vert et d’ocre, la douceur de leurs collines et vallons, semés de moutons placides et d’oliviers, dominés par des cités forteresses, sentinelles de pierre sur leurs pitons rocheux. L’Ombrie, c’est Assise et François ; sans oublier des villes où il a laissé certains souvenirs : Spolète où il fonda son monastère ; Gubbio, non loin de laquelle il apprivoisa son «frère loup».

C’est en fin d’après-midi que nous arrivons à notre hôtel dans des bâtiments créés à l’origine par le Frère fondateur des Oblats et Oblates de Saint François de Sales. Par la fenêtre, nous apercevons la basilique illuminée se détachant sur les couleurs du ciel couchant, avec des silhouettes de pins et de cyprès, le carillon des cloches suivi d’un silence profond.  Maintenant c’est la nuit noire et l’on se jure de revoir le film de Zeffirelli qui disait si bien la grande aventure de François, fratello Sole et de sa sœur Claire, sorella Luna. Petit arpent du Bon Dieu, l’Ombrie est un clair de terre, une leçon d’éternité. Le soir, après le dîner, nous sortons quelques-uns avec notre guide pour monter vers la basilique illuminée. Nous empruntons le Camino della luce fait de briques avec des noms gravés, le tout éclairé de petites lampes serpentant le long du chemin. Nous arrivons sur l’esplanade de la basilique où seuls des ouvriers s’activent pour préparer la venue de Benoît XVI pour le 25e anniversaire de l’appel à la paix de Jean-Paul II.

Puis nous découvrons la ville dans le silence de la nuit. Visite que nous referons le lendemain, de jour, après la découverte de la basilique. Assise, bâtie en pierre rose, cité du silence et des oiseaux, protégés par Saint François, est joliment étalée en éventail sur les pentes du mont Subasio. Ses ruelles caractéristiques sont bordées de façades anciennes dont les balcons fleuris composent de ravissants tableaux. La ville, encore entourée de ses remparts, n’a guère changé depuis le Moyen Âge. Les souvenirs de Saint François et de Sainte Claire, joints à cette ambiance poétique et à une luminosité très douce, font d’Assise une cité d’une émouvante beauté.

 

Assise

 

St François d'Assise

 

Grâce à un moine nous avons découvert la vie de François, fils d’un riche marchand drapier italien et d’une mère française, homme d’un brillant esprit et épris de vie mondaine, qui rêvait de gloire militaire. Fait prisonnier et touché par la grâce, il se convertit. Il eut plusieurs apparitions de la Vierge et du Christ ; la plus célèbre est celle de la Verna où il reçut les Stigmates. Aimant la beauté et la nature, prêchant l’amour des Créatures, il célébra la valeur de la Joie au service de Dieu et fut surnommé «Jongleur de Dieu». Suivi dans son existence de prière et de pénitence par de nombreux fidèles, il encouragea une jeune fille d’une rare beauté, Claire, qui fonda l’ordre des Clarisses. Lui-même établit l’ordre des Mineurs, frères Mendiants, appelés Franciscains.

L’art à Assise est uniquement d’essence religieuse ; l’architecture est conditionnée par l’austérité de l’ordre et l’importance donnée à la prédication. C’est pourquoi les églises ne comportent qu’une seule nef très vaste éclairée par de hautes fenêtres, avec une ou plusieurs chaires. Assise est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Dans les temps anciens il existait un temple dédié à Minerve qui a été transformé par la suite en église. La basilique est constituée d’une église inférieure et d’une église supérieure, le tout sur une crypte. En descendant dans cette crypte, nous découvrons le tombeau de Saint François. En janvier 1978, Paul VI a donné l’autorisation de regarder dans le tombeau ce qui restait : les os ont été mis dans un sarcophage de verre. L’autel de l’église inférieure se situe juste au dessus du tombeau du saint. Elle a été construite en l’honneur de Saint François où il a été peint la vie de Jésus. L’église supérieure a été construite, elle, pour Dieu ; il y a été peint la vie de François

En peinture, après Cimabué, Giotto resta le grand interprète du mysticisme franciscain. Giotto a appelé Cimabué pour décorer et peindre l'église de Saint François. Ce dernier a peint en parallélisme la vie de Jésus dans la vie de François et la vie de François dans la vie de Jésus. Dans la chapelle basse, le transept droit peint par Giotto représente l’enfance de Jésus ; le transept gauche, peint par Laurenzi di Pietro, nous donne à voir la passion du Christ. La voûte en croix représente les vertus chrétiennes vécues par François (quatre nœuds et quatre vertus) :

 Pauvreté

Chasteté

Obéissance

Glorification du Saint

La femme en blanc a un vêtement troué François met une alliance au doigt de la femme signifiant le mariage de François avec la pauvreté

La femme en blanc est enfermée dans un château

Le joug

François assis sur un trône est entouré de superbes anges qui enlèvent François vers le ciel (1318)

 

La Passion du Christ, fresques de Laurenzi di Pietro

 La Passion du Christ, fresques de Laurenzi di Pietro

 

Le Portement de la Croix par Laurenzi di Pietro

Le Portement de la Croix par Laurenzi di Pietro

 

C’est Grégoire IX qui a canonisé François en disant : « François est plus grand que les apôtres ». Cette phrase a été donnée à l’artiste qui l’a transformée en peinture. La Vierge et l’enfant sont au centre, Saint François à la droite de la Vierge et Saint Jean (symbolisant les apôtres) à gauche. L’enfant va donner sa bénédiction mais, avant, se tourne vers sa mère et lui demande qui doit être béni en premier : la Vierge répond avec le pouce en montrant François. Face aux peintures de Cinabure, la salle des reliques avec la tunique, le calice, une prière écrite de François, les pantoufles données par Claire. Face à la crucifixion on emprunte un escalier pour monter à l’église supérieure. Nous découvrons les deux transepts et la nef peints par Cimabué : la vie de François en 28 tableaux. L’un d’entre eux représente le fameux François prêchant aux oiseaux au fond de la nef.

 

Le Portement de la Croix par Laurenzi di Pietro

 Saint François prêchant aux oiseaux (Cimabué)

Si l’église extérieure en pierre, l’église intérieure est recouverte de plâtre. La basilique inférieure est romane et la supérieure est gothique. Les fresques sont des peintures sur plâtre. De l’eau colorée sur du plâtre humide deviennent des fresques en séchant.

Assise ne fut pas épargnée par les malheurs. Pendant la seconde guerre mondiale, en février 1944, parmi les officiers allemands figure le médecin Valentin Müller, commandant militaire de la ville d’Assise qui l’a fait déclarer «ville hôpital» par sa hiérarchie et l’évêque Guiseppe Placido Nicolini, pour en évacuer les troupes et éviter les affrontements armés dans la ville. En juin 1944, il fait évacuer 2 000 blessés et le personnel hospitalier pour protéger la ville des bombardements alliés.

Le 26 septembre 1997, un tremblement de terre endommagea la ville et particulièrement la basilique Saint François, où les débris en ciment issus de la réfection du toit de l’église supérieure tuèrent quatre personnes en s’effondrant. Deux années de travaux ont été nécessaires pour la rendre au public et aux fidèles. Des travaux de renforcement d’injection de résine ont été entrepris pour la consolider. Les fresques de Cimabué ont été rénovées et restaurées à cette occasion, mais le tremblement de terre leur a causé des dommages importants.

En conclusion de notre visite à Assise, leChrist semble nous dire : «prends tous les jours ta croix et avance». Demandons à François de nous accompagner et de nous aider à porter nos souffrances.

 

En allant vers la Toscane

En quittant cette ville merveilleuse, nous roulons vers la Toscane aux nobles et délicats paysages. Montagnes et collines aux courbes harmonieuses et nettes sous la lumière pure, plaines, forêts et vignobles s’allient à la sérénité des cyprès et des pins comme pour faire de ce pays un temple de beauté. Par une influence mystérieuse, qu’on nomme parfois le «miracle toscan», cette harmonie a donné au peuple un sens artistique et un instinct de la liberté qu’il est le seul à posséder à un si haut degré. Capitale de la Toscane, Florence est le creuset où s’effectue la synthèse du génie toscan. Des sols variés composent la province. Au nord de l’Arno, les Alpes Apuanes montrent leurs flancs de marbre éblouissant sous le soleil de Carrare alors qu’aux alentours de Volterra les sommets, blancs de sable et de sel s’éboulent parfois, formant des crevasses et des falaises qu’on nomme «balze». Cœur de la Toscane, le bassin de l’Arno, fertile et beau, donne de fructueuses récoltes : cordons de vignes et d’oliviers descendent vers des champs de blé, de tabac et de maïs ; parmi les mûriers poussent poivrons, citrouilles et les célèbres haricots de Lucques. Isolées sur leurs buttes, de vieilles fermes s’ennoblissent des lignes fines de quelques pins ou cyprès qui se détachent sur un ciel d’un bleu léger. La Toscane méridionale est faite de collines, douces et couvertes de vignes dans le Chianti au sud de Florence, pastorales et tranquilles aux alentours de Sienne, arides et désolées vers Monte Oliveto Maggiore, puissantes et mystérieuses dans les monts Métallifères.

 

Sienne et son patrimoine historique

Dans l’après-midi nous arrivons à Sienne qui aurait été fondée au début de l’ère romaine par Senus, fils de Remus ce qui expliquerait l’emblème siennois de la louve et des deux jumeaux. Au Moyen Âge, Sienne devient une république que le commerce et la banque rendent prospère. Mais les dissensions règnent. Sienne combat les Florentins dans les années 1230 (ils catapultent des ânes et du fumier par dessus les remparts) puis à nouveau en 1260. C’est alors que le syndic et le peuple vouent Sienne à la Vierge : quelques jours plus tard, les Florentins subissent une sanglante défaite et leur gonfalon (étendard) est attaché à la queue d’un âne. Un certain Blaise de Montluc sera envoyé par Henri II pour aider Sienne à se défendre contre Charles Quint.

Le sentiment religieux est très vif à Sienne qu’illustrèrent de nombreux saints : Sainte Catherine, Saint Bernardin. L’organisation administrative médiévale a en partie survécu. Aux trois collines correspondaient trois quartiers : di Città, di Camollia, di San Martino. Un gonfalonier avait la charge de l’étendard, emblème de chaque «terzo». Un conseil de la Cloche, présidé par un podestat, gouvernait la ville.

Une visite à pied permet de connaître les rues et curiosités les plus importantes de Sienne. La Piazza del Campo où l’on pourrait rester des heures à contempler le jeu de la lumière sur les pierres, composée d’un ensemble monumental d’une harmonie presque insurpassable. Sa forme est celle d’une coquille Saint Jacques ou d’un éventail. Le palais public de style gothique, sobre et élégant, est l’un des plus beaux monuments civils d’Italie. Les fenêtres de la façade, à triple baies trilobées sous un arc à décharge sont timbrées de l’écusson de Sienne, appelé «balzana». La Torre del Mangia (88m), en briques, avec un couronnement de pierre, est ainsi nommée du nom d’un chef des sonneurs de cloches au Moyen Âge.

 

La Piazza del Campo

La Piazza del Campo

 

Le Duomo fut construit en plus d’un siècle. Sa façade restaurée, très richement décorée est revêtue de marbres polychromes et est l’œuvre de Giovanni Pisano. Le campanile très élancé est à assises de marbres blancs et verts alternés. A l’intérieur on est saisi par l’harmonie décorative qui se dégage du jeu des lignes et des couleurs. Le pavement est unique au monde. Plusieurs artistes y ont travaillé dont Beccafumi. Les mosaïques et «graffiti» (sorte de nielles) dessinent des Allégories, Vertus, Sages comme Socrate et Dante, Sybilles, scènes des Testaments. Dans le chœur décoré de fresques un maître autel est surmonté d’un élégant tabernacle en bronze entre deux anges. Sur la gauche un charmant portail donne accès à la fameuse bibliothèque Piccolomini ornée de deux fresques relatant la vie de Pie II et où sont montrés des graduels, antiphonaires merveilleusement enluminés.

 

Le Duomo, cathédrale de Sienne

Le Duomo, cathédrale de Sienne

 

Après nous être remplis les yeux et le cœur de toutes des merveilles, nous regagnons le car pour nous diriger vers Florence où nous nous installons dans notre hôtel, pour trois nuits.

 

Florence, ville d’art par excellence

Nous commençons notre visite de Florence (sous la pluie) avec une guide florentine qui nous explique rapidement l’origine de la ville et son extraordinaire richesse culturelle. Florence se développa à partir de l’an 200 avant JC autour de la Via Flaminia qui franchissait l’Arno à l’emplacement  de l’actuel Ponte Vecchio. Mais sa puissance remonte seulement aux 11e-12e siècles. On assiste alors au développement des métiers organisés en puissantes corporations, à la naissance d’une monnaie dont l’unité est le florin, à l’extension de l’exportation des «draps de Florence». Florence possède des boulevards extérieurs construits sur les remparts (détruits) et sur le modèle des boulevards parisiens. La richesse de la ville est due à la production et au commerce de tissus, laine, soie, ainsi qu’aux banquiers et usuriers. Au 13e siècle, apparaissent les Guelfes, partisans du pape, et les Gibelins, soutiens de l’empereur... qui entretinrent des luttes intestines. Les vaincus se réfugient dans les villes voisines de Pise, Lucques, Sienne puis reviennent porter la lutte dans Florence. Les luttes entre Pise, Sienne et Florence seront interminables jusqu’à ce que la peste noire tue 70 000 personnes, entraînant la décadence de la ville. Puis la ville parvint à se rétablir et devint à nouveau riche et solide. Des familles de banquiers devinrent célèbres, ce sont les Strozzi, les Pitti, les Pazzi et surtout les Médicis qui finissent par dominer la ville. Cosme l’Ancien est le fondateur de la dynastie ; il a le soutien du peuple contre les familles nobles. Le petit-fils de Cosme l’Ancien, Laurent le Magnifique fait de Florence une capitale intellectuelle et artistique de l’Europe. Après le décès du dernier Médicis, Florence passe sous la domination des Habsbourg-Lorraine pendant deux siècles. La ville a heureusement été globalement épargnée par la Seconde Guerre Mondiale (un consul allemand en a évité les bombardements).

A Florence, on trouve essentiellement deux courants artistiques :

- le gothique international pour glorifier une famille (Strozzi)

- l’avant-garde qui souhaite transmettre un message avec une étude de la perspective et de l’anatomie.

Nous passons devant le cimetière où se trouvent de très belles sculptures de Lorenzo Bertolini (sculpteur de la famille de Napoléon). Les églises les chapelles ont été attribuées à de grandes familles nobles qui rivalisaient sur la décoration, en y mettant des œuvres qui représentaient le luxe et le pouvoir économique. Le très riche patrimoine culturel de la famille Médicis a été légué par Anna Maria Luisa, dernière survivante de la lignée à l’état toscan soit aux Habsbourg-Lorena à condition que jamais rien ne quitte Florence et que les collections des Médicis soient mises entièrement à la disposition du public. Les Habsbourg-Lorena en firent don à Florence.

Enfin nous entrons dans le musée de Saint Marc qui a été construit par l’architecte de Côme l’Ancien. C’est le musée des œuvres de Fra Angelico. Pureté, finesse, humilité sont les qualités du Beato qui créa un bleu céleste dit «bleu Angelico». Le cloître, qu’ombrage un cèdre célèbre, est le cloître des Dominicains où l’on retrouve l’histoire du miracle de Saint Antoine. Au 1er étage, les cellules des moines ont été décorées par Fra Angelico (celles de gauche) et par ses élèves (celles de droite). On y découvre des scènes édifiantes destinées à favoriser la méditation. Côme d’Ancien a sa propre cellule avec les moines. Il a fondé la congrégation des Rois Mages de Côme l’Ancien (en opposition de la congrégation des Rois Mages des Strozzi ; Pana Strozzi, exilé à Padoue, va emmener avec lui beaucoup de peintres). Une fresque représente les Rois Mages qui sont toujours de la famille de ceux qui paient l’œuvre, ainsi : l’homme debout : Côme d’Ancien ; l’homme couché : le père de Côme d’Ancien ; le jeune debout : Laurent le Magnifique suivi de la société florentine.

On entra également dans la cellule de Savonarole qui contient des souvenirs du prédicateur et son portrait, farouche, passionné, têtu. Celui-ci prêchera la pauvreté en opposition à la richesse existante. Il créera les feux de vanité pour brûler le luxe. On peut y lire : lo stendard del Savonarola, il Cristo ligneo del Savonarola celle stidulo (l’étendard de Savonale c’est le Christ sur la croix de bois). Sur certaines fresques,  on peut voir un moine avec un «crâne fracassé» : c’est Savonarole ; en opposition à un autre moine au «crâne étoilé» : il s’agit de Saint Dominique. Dans la bibliothèque, curieuse salle à trois nefs, on présente la restauration de bibles, de miniatures florentines et d’antiphonaires.

Puis nous continuons notre découverte de la ville avec le palais Médicis, typique du style de la Renaissance (retour à l’art classique) florentine, construit par le même architecte que le couvent San Antonio,  sur ordre du père de Côme l'Ancien. Les Médicis y demeurèrent un certain temps. Les palais florentins (Médicis, Piti, Strozzi...) étaient construits en pierre forte avec un  rez-de-chaussée très décoré, un premier étage moins décoré et le deuxième étage encore moins décoré. Nous passons devant l’église de Saint Laurent : petite ville dans la ville avec sa bibliothèque, la chapelle Médicis, la chapelle des princes, l’ancienne et la nouvelle sacristies et autour de Saint Laurent, son célèbre marché.

Nous arrivons enfin à la Piazza del Duomo, où nous découvrons le splendide Duomo Sainte Marie de la fleur qui a été construit en 150 ans et qui est couvert de marbre de trois couleurs : le blanc venant de Toscane symbolise la foi ; le vert venant de Monteferrato symbolise l’espérance et le rose ou rouge venant de Sienne symbolise la charité. Ces trois couleurs symbolisent les trois vertus théologales. Michel-Ange a sculpté le célèbre David dans ce marbre blanc. Le clocher est séparé de l’église qui est la quatrième plus grande d’Europe après Saint-Pierre de Rome, Saint-Paul de Londres et la cathédrale de Milan.

 

Le Duomo Santa Maria del Fiore

Le Duomo Santa Maria del Fiore

 

Non loin de là, le Baptistère extérieur à l’église est revêtu de marbres blancs et verts. De style roman sobre, harmonieux et équilibré, il est construit en octogone : les sept côtés pour la création et le huitième pour le baptême du Christ. Revêtu d’un dôme gothique construit sans échafaudage, comme à Rome le Panthéon, grâce à une structure auto-portante. Face au Dôme, il possède une splendide porte, réalisée par Ricardo Guiberti et que Michel-Ange déclarait être digne d’être la «porte du paradis». C’est la première porte de la Renaissance. On y voit les scènes suivantes :

La création et le péché originel

Cain tuant Abel

L’arche de Noé avec le mont Ararat

Le sacrifice d’Isaac

La vie des fils d’Isaac

Joseph à la cour des pharaons

Les tables de la Loi

La prise de Jérico et la Mer Rouge qui s’ouvre

David

La rencontre de Salomon et de la reine de Saba

 

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Porte en bronze du Duomo (Ricardo Guiberti)

 

En contour, on peut voir dans des niches prophètes et sybilles. L’auteur s’y est même représenté ainsi que son fils. En 1990, les panneaux d’origine ont été déposés au musée de la cathédrale ainsi que les sculptures du clocher et les œuvres originales de Giotto. Rien ne peut être réalisé plus haut que la coupole du Duomo.

 

La coupole du Duomo

La coupole du Duomo

 

Nous passons devant la maison des orphelins où sont exposées des machines de Léonard de Vinci et des fresques. Elle repose sur une villa romaine à trois mètres en dessous. Nous entrons dans l’église de Saint Michel qui au rez-de-chaussée était un marché du grain transformé en église. Au dessus, un premier puis un second  dépôt pour le grain transformé en premier lieu pour entreposer les archives de documents, puis ensuite en musée. Dans l’église, il y a 14 saints qui protègent les 14 corporations de Florence. Il faudra plus de 100 ans pour les réaliser. On verra également la célèbre «Vierge des grâces aux corporations» ; les superbes vitraux d’origine ; une sculpture de la Vierge, Sainte Anne et l’Enfant ; une autre du Christ et de Saint Thomas montrant l’incrédulité de Saint Thomas.

 

L’après-midi à Florence fût consacrée en grande partie au Musée des Offices qui date de 1550. La Galleria degli Uffizi est aménagée dans un vaste palais Renaissance construit par Georgio Bazzari, élevé par Vasari et voulu par Côme 1er. Construit en fer à cheval, il encadre la façade de la mairie. Toutes les maisons qui existaient ont été détruites pour sa réalisation. Les matériaux utilisés sont une pierre grise et blanche, de la bicromie de la renaissance. Le palais est dédié aux bureaux (Uffizi) administratifs et juridiques du gouvernement. À l’origine, c’est un passage du musée jusqu’après le Tibre : il corridorio, le couloir de Bazzari. Ainsi Bazzari a pu dire à Cosme 1er : «Je t’ai réalisé un palais presque dans l’air». La galerie supérieure était à l’époque ouverte sur l’extérieur avec seulement des tentures pour fermeture. Elle possédait des vitrines très rares à cette époque. On fit appel à des verriers venus de Venise pour la fermer et après pose des vitres il fut réalisé un plafond à grotesques sur le modèle de la maison de Néron à Rome. On peut y voir l’Ecole de Alessandro Alori. Les trois plus grands artistes : Michel-Ange, Boticelli et Léonard de Vinci ainsi que des artistes «mineurs» très nombreux et souvent eux-mêmes de très grands artistes y ont certaines œuvres.

 

La Galleria degli Uffizi

La Galleria degli Uffizi

 

Dans la grande galerie, on découvre «en frise» la série Gioviana (de Paulo Giovio, religieux près de Côme) ainsi que 420 portraits de personnalités de l’époque (un peintre va passer sa vie à les copier), puis en dessous des portraits de famille dont celui de Côme 1er avec sa mère. Au gré des salles, nous admirons les primitifs issus de tradition byzantine (peinture sans profondeur tel les icônes, sans perspective) et de Giotto (qui révolutionnera la peinture en y mettant sentiments et perspective). Puis ce sera l’Annonciation de Simone Martini et des saints protecteurs de Sienne (la peinture française influença celle de Sienne : c'est la «première bande dessinée de l’histoire de l’art».) Pour ce qui est de l'Ecole de Florence, si l’œuvre n’est pas signée, l’artiste est appelé du nom de son œuvre «le Maître de la Sainte Cécile»... Nous admirons les œuvres de Giotto et de son neveu Giottino ; Gentile da Fabriano avec sa profusion d’or et de pierres précieuses sans limite : lettre de famille Strozzi (voir original au Louvre) ; la bataille de Paolo di Domo (tryptique dont une partie est au Louvre, une autre à la National Galery et la troisième à Florence). Florence, c’est l’école de la perspective alors que Venise est l’école de la couleur.

Enfin nous arrivons à la salle des Lippi, maître de Boticelli. Philippo Lippi rencontra dans un  couvent une religieuse Lucrècia qu’il épousa.

 

Madonna col bambino e due angeli de Philippo Lippi

Madonna col bambino e due angeli de Philippo Lippi

 

Représentation de coiffures de l’époque où pour être blondes les femmes se décoloraient avec de l’urine. Philippino, fils de Philippo Lippi, peint des œuvres plus tourmentées, plus tristes, plus sombres ; c’est le cas des portraits des ducs d’Urbino (le duc et la duchesse), Frederio da Montefeldro et Battista Sforza. Leonardo de Vinci sera le premier à dessiner la distance réelle comme la représentation de sarcophage prouve que l’artiste l’a bien étudiée.

La salle de Boticelli présente un plafond à chevrons typiquement régional. On y admire la Naissance de Vénus (retrouvée dans une villa) tout comme le Printemps (dans un logement des  appartements de Laurent le Magnifique). Boticelli est un peu difficile à comprendre car plein de symbolisme. Ainsi la nudité de la Vénus n’est pas érotique mais une nudité pure (inspirée par le visage de la femme dont Boticelli était amoureux et qui n’était pas sa femme ; au centre Vénus avec cupidon (amour chance) qui envoie des flèches vers des nymphes

Léonard de Vinci (monochromes) ne se considérait pas comme un peintre, comme il l'écrivait au Maître de Moulins dans une lettre où il mettait la peinture en 9e position. Il n’est plus dans la représentation familiale mais souhaite faire passer un message, comme dans un tableau le poids de la main de Jésus qui sauvera l’homme couché.

La Tribune des Offices, «le coffre-fort des Médicis» est malheureusement fermée. Puis nous voyons le satyre de Michel-Ange qui a été trouvé trop jeune d'apparence. Alors Michel-Ange, vexé, lui a cassé des dents. Les Banquiers Donni se sont fait peindre par Boticelli, puis avec leur premier enfant par Michel-Ange «Sacra Famiglio  ca San Giovannino «Tondo Doni». Avec la Nascita del Battista de Jacopa Carvicci, on découvre la tradition du plateau «Desco da parto» et son évolution en tableau «al Tondo da parto» qui sont des cadeaux effectués après un accouchement (plus la femme est haut placée, plus le décor est riche). La Vénus du Titien nous montre la nudité érotique (vêtements cachés que la servante au fond cherche dans un coffre).

Sebastiamo del Piombo est un grand ami de Michel-Ange. Dans ses tableaux il met certaines symboliques comme : le chien pour la fidélité ; le chat pour la trahison ; la colonne, un des symboles de la Vierge. Caravage, lui, peint dans ses tableaux des fruits pourris rappelant la fin de chacun...

En sortant du musée, nous nous dirigeons vers le Ponte Vecchio (Vieux Pont), réalisé vers 1350, pour remplacer un ancien pont remontant à l’époque romaine et détruit par une crue de l’Arno. Il est flanqué par une double file de boutiques dont certaines sont en surplomb. Les premières corporations qui s’y sont installées étaient les poissonniers, les bouchers, les tanneurs et les forgerons dont les activités nécessitaient l’eau de la rivière. Au XVIe siècle Ferdinand de Médicis réattribue ces locaux aux orfèvres de la ville. Au niveau supérieur, le couloir de Vasari permet de relier la Galerie des Offices au Palais Pitti. Il contient des œuvres en relation avec l’histoire des Médicis.

 

Le Ponte Vecchio

Le Ponte Vecchio

 

Enfin nous nous dirigeons vers la Piazza della Signoria, cœur de la ville au XIVe siècle. C’est là que se déroulaient les réunions, les fêtes publiques ou les tournois, mais aussi les exécutions capitales dont celle de Savonarole le 23 mai 1498. Elle a été dotée de nombreuses statues comme celle équestre de Cosme 1er de Médicis, celle du David de Michel-Ange aux proportions presque parfaites ou celle d’Hercule tuant Cacus agenouillé de Bandinelli (représentation du pouvoir des Médicis sur les autres familles). David devient le symbole de la ville de Florence ; David tuant Goliath représente la victoire des faibles contre les forts.

Donnant sur la place, la Loggia dei Lanzi présente de belles arcatures. Elle a servi de corps de garde pour les lanquenets (les lanzi) de Cosme de Médicis. Elle abrite de nombreuses sculptures dont Persée de Benvenuto Cellini fait en une seule coulée de bronze (grâce à la nouvelle technique de la cire perdue), l’enlèvement des Sabines et Hercule en lutte contre le Centaure Nessus de Jean de Bologne (école du maniérisme).

Sur la place, se trouve le superbe Palazzo Vecchio, l’Hôtel de ville. C’est le même architecte qui a construit le palais et trois des plus grands  monuments de la ville. L’Hôtel de ville est un château fortifié. En effet, la ville était devenue très dangereuse suite aux luttes entre deux familles, les Guelf et les Gibelins. L’emblème de Florence est une fleur de lys rouge sur blanc pour les Guelf (soutenant le pape) et blanc sur rouge pour les Gibelins (soutenant l'empereur). Les Guelf gagneront et se diviseront entre Guelf blancs et Guelf noirs. Le palais est devenu un musée où l'on peut visiter les appartements des deux papes Clément VII et Léon X

Construit pour être le siège des autorités communales, il est devenu ensuite la résidence des Médicis : de Cosme 1er, le plus important des Médicis, de son fils qui avait trouvé la pierre philosophale mais n’était pas intéressé par la politique. Le Palais a gardé son allure médiévale de forteresse massive en forme de cube, surmontée d’un campanile au sommet duquel une cloche prévenait les habitants quand il y avait du danger.

Un glacier a été le bien venu, nous permettant de nous asseoir quelques instants afin de reprendre des forces et déguster les délicieuses gelati italiennes. La journée se termina dans un magasin de maroquinerie de très belle qualité.

 

La richesse architecturale de Pise

Le lendemain nous reprenons le car pour nous diriger vers Pise et sa mondialement célèbre tour penchée. Pise était au IIe siècle un port de commerce très actif rivalisant avec Gênes et Venise. Avec les Génois, les Pisans entreprennent une lutte victorieuse contre les Sarrasins puis participent à la première croisade, assistent à la prise de Jérusalem et fondent des comptoirs en Orient. Aux 12e et 13e siècles, les Pisans voient l’apogée de la puissance et de la prospérité de leur ville, marquée par le développement des arts et la fondation d’une université. Galilée, né à Pise, utilisa les monuments de Pise pour ses expériences : il se servit de la tour penchée pour étudier les lois de la chute des corps. Défendant la théorie de la rotation de la terre autour du soleil, il eut des démêlés avec les scholastiques et dut abjurer sa doctrine devant le Tribunal de l’Inquisition en 1633, en ajoutant désespéré : «Et pourtant elle tourne... ».

L’école pisane de sculpture est caractérisée par la sobriété et la stylisation illustrées essentiellement par la famille des architectes-sculpteurs Pisano.

Pénétrer à la Piazza del Duomo par la porte Santa Maria ou Porta Nuova est un pur bonheur : celui de découvrir cet ensemble prodigieux et éblouissant de beauté. Le Duomo, de style roman-pisan est en marbre de couleurs alternées. Il influença de nombreuses églises de la région. L’intérieur à cinq nefs est très imposant. Le plafond à caisson impressionnant a été rétabli après l’incendie de 1596, tout comme l’admirable chaire de Giovanni Pisano reconstituée en 1926 avec des fragments originaux. La cuve soutenue par six colonnes de porphyres et cinq piliers, est  décorée de statues : la Foi, l’Espérance et la Charité. Face à la chaire est suspendue la «lampe de Galilée » en bronze. Le sacristain en imprimant des oscillations à cette lampe au moment où il l’allumait, inspira à Galilée sa théorie des mouvements isochrones.

Le Baptistère, de plan circulaire, est couvert d’une coupole d’un aspect original, pointue au sommet. Le portail principal a sur son linteau une sculpture de la vie de Jean-Baptiste. À l’intérieur il est impressionnant d’entendre se répercuter avec force un écho remarquable.

 

Pise 1

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 La tour penchée de marbre blanc est de style roman. Seuls deux courageux ont affronté la montée des 292 marches leur permettant de découvrir un beau panorama sur la ville.

Dans l’après-midi nous sommes à Lucques, petite ville paisible dessinée sur d’anciens remparts, où se pressent palais et églises. Dès l’époque romaine, Lucques fut une cité importante et le vieux Lucques a gardé le plan du camp militaire romain. Élisa Bonaparte devint princesse de Lucques. Elle y déploya des talents remarquables dans la direction des affaires, faisant réparer les routes, tracer la Piazza Napoleone, protégeant les arts et les lettres, encourageant l’agriculture.

Le Duomo, dédié à Saint Martin, a une façade romane rappelant celle de Pise avec ses galeries superposées, ses colonnes sculptées d’animaux fantastiques, sa frise décorée d’incrustations géométriques. Le campanile élancé date du 13e siècle. À l’intérieur, une statue montre Saint Martin partageant son manteau.  La nef gothique est très élancée. Une chapelle renferme une Madone entre Saint Jean-Baptiste et Saint Etienne, sculptée par le florentin Fra Bartolomeo. On peut également voir un superbe tableau de Tintoretto : La ultima cena.

Les rues et les places du vieux Lucques sont pleines de cachet avec leurs palais aux cours fraîches, leurs tours seigneuriales, leurs boutiques anciennes, leurs portes et niches sculptées.

Enfin pour terminer notre voyage nous nous rendons à San Gimignano. Nous sommes étonnés et ravis en pénétrant dans cette petite ville du 14e siècle qui a conservé sa physionomie médiévale. Cité enserrée de remparts et hérissée de 13 hautes tours seigneuriales (jadis au nombre de 72) qui lui ont valu les surnoms de «San Gimignano dalle belle torri» et de «Manhattan de la Toscane». Quel bonheur de flâner au hasard des rues étroites bordées de palais et de maisons anciennes, à la découverte de perspectives séduisantes et variées.

Les tours furent élevées au Moyen Âge dans les villes par les familles qui les concevaient comme des donjons aux moments troubles provoqués par les luttes entre Guelfes et Gibelins, puis entre tyrans locaux. Pour des raisons de prestige, les seigneurs les élevaient le plus haut possible. Elles sont fréquemment penchées en raison, selon certains, de leur hauteur et de leur poids.

Il ne nous reste plus qu’à reprendre le car qui nous emmène à l’aéroport. Notre découverte de cette belle région d’Italie est terminée laissant à chacun de merveilleux souvenirs et l’envie d’y revenir prolonger et approfondir notre découverte. Nous ne pouvons terminer sans remercier nos organisateurs, Henri et Christiane Rogowski, Christiane Tomkiewicz et Florian de Zaluski sans qui ce merveilleux périple n’aurait pas pu exister.  Qu’ils soient assurés de toute notre sincère et affectueuse reconnaissance.

 CVM


26 mars 2011

Marseille - Colloque Jean-Paul II "de l'expérience du mal au dialogue de salut"

 

Jean-Paul II - 1210

Samedi 26 mars 2011

Institut Catholique de la Méditerranée
Centre Le Mistral - www.centre-le-mistral.fr

 

Depuis septembre 2009, l'Institut Catholique de la Méditerranée a lancé un atelier de recherche sur la théologie spirituelle du dialogue chez Jean-Paul II, notamment à partir de l'expérience d'Assise.  Après deux années de fonctionnement, cet atelier de l'Institut propose un « colloque d'étape », permettant de présenter l'état de sa recherche et de le confronter à la discussion.

- Problématique : Comment, chez Jean-Paul II, la problématique du dialogue est née au cœur des drames historiques du XXe siècle ? En quoi le dialogue interreligieux apparaît-il comme une « leçon de choses » en ce domaine ? En quoi la prise au sérieux de ce « kaïros » du XXe siècle dans le dialogue interreligieux et avec l'athéisme illumine et féconde toutes les questions théologiques ?

- Programme prévisionnel

  • Présentation générale du colloque (Xavier Manzano).
  • Approche biographique de la question (Rémy Kurowsky).
  • La question du judaïsme dans la réflexion de Jean-Paul II (Christian Salenson).
  • Le martyre comme principe de mission et de dialogue (Régis Huguet).
  • « La prière au pied du Mur ». Pardon et réconciliation (Françoise Sterlin).
  • La question de l'athéisme et la valeur anthropologique de la relation de dialogue (Xavier Manzano).Reprise théologique (Jean-Marc Aveline).

 

 

Colloque


Janvier 2011

Soirée "Oplatek" à l'Ambassade de Pologne - invité d'honneur Monseigneur Mieczyslaw MOKRZYCKI, second secrétaire du Pape Jean-Paul II

 

DISCOURS DE BIENVENUE DE LA PRESIDENTE

 

Chers Amis de la Fondation Jean-Paul II

Oplatek 2011 - 1Tout d'abord, je tiens à remercier Monsieur l'ambassadeur Tomasz Orlowski et son épouse qui, cette année encore, pour la quatrième fois, ont accepté de nous recevoir chez eux à l'occasion des vœux ou plus précisément pour l'oplatek du Cercle de France des Amis de la Fondation Jean-Paul II. Je remercie Mgr Mieczyslaw Mokrzycki qui a accepté de venir de son archidiocèse de Lvov en Ukraine pour présider cette soirée.

Nous saluons aussi la présence du Père Krzysztof Wieliczko, nouvel Administrateur de la Fondation au Vatican, de Mgr Stefan Wylezek, son prédécesseur, actuellement recteur de la Mission Catholique Polonaise en Angleterre et au Pays de Galles, comme celle de nos Présidents d'honneur, Mgr Stanislaw Jez, recteur de la Mission Catholique Polonaise en France et M. Henri Rogowski avec son épouse.

C'est une très grande émotion pour moi, car la présence de Mgr Mokrzycki me replonge dans les années 1997 à 2005 où j'ai eu l'immense bonheur d'aller travailler au 3e étage du Vatican lors des réunions du conseil d'administration de la Fondation.

Je me suis trouvée, lors de la dizaine de ces repas, soit assise en face de Jean-Paul II (j'étais fascinée par ses yeux couleur myosotis, si interrogatifs, scrutateurs et si plein d'amour ...) soit assise à sa droite ou à sa gauche ; je ne voyais plus son regard, mais sentir sa présence si proche et cela m'impressionnait tout autant.

De ces repas il me reste un certain nombre de souvenirs très forts. Par exemple : avoir frappé Jean-Paul II dans le dos, alors qu'il semblait s'étouffer suite à une fausse route ... ce qui m'a valu la réflexion taquine de Mgr Dziwisz: « frapper le pape cela peut conduire à l'excommunication... »

L'autre souvenir date de janvier 2003; c'était l'année de la guerre du Golfe, des problèmes de pédophilie dans le clergé américain... il était en effet coutume à chaque repas de faire un tour du monde sur les sujets d'actualité et cette fois-là  l'actualité était particulièrement chargée. On sentait Jean-Paul II très attristé. Pour changer de sujet, j'ai posé une question sur un poème de jeunesse; sans laisser au Saint Père le temps de me répondre, Mme Ewa Bednarkiewicz a rebondi à cette interrogation en demandant si le poème écrit pendant l'été serait bientôt révélé au public ? A ces mots Mgr Dziwisz est sorti de table, puis est revenu avec quelques feuillets à la main, les a distribués à 3 personnes. Et là, nous avons eu la lecture en avant première des trois parties du Triptyque Romain. C'était très beau…

Mais, dans la partie centrale, (chapelle Sixtine) un paragraphe m'a terriblement ému.

« Ce qui fut vivant, le voilà maintenant mort,
Ce qui fut beau, en voilà maintenant la laideur de la dépouille,
Et pourtant, ce n'est pas entièrement que je meurs,
Ce qui en moi est indestructible demeure ! »

Quel merveilleux texte ! Il annonçait l'avenir: l'émotion et la tristesse des obsèques, mais aussi la très grande joie de la béatification...

C'est pourquoi l'évènement magnifique du 1er mai sera vécu avec une grande joie par tous mais plus spécialement par les amis de la Fondation Jean Paul II.

Certains d'entre nous auront la joie de se retrouver à Rome, mais beaucoup d'autres devront suivre l'évènement à la télévision.

Avec bonheur, un autre rendez- vous important nous attend à Rome, cette fois-ci accessible à tous : la célébration des 30 ans de la Fondation, au mois d'octobre. A cette occasion, nous organiserons un voyage à Rome pour ces célébrations avec une extension  vers Florence, Assise et Sienne. Ce sera le rassemblement de tous les cercles des Amis de la Fondation, du monde entier. Il faudra montrer que nous sommes nombreux à soutenir cette belle Fondation créée par notre Bien Aimé Jean-Paul II. Nous n'oublions pas que plus de 120 jeunes de l'Est de 1' Europe comptent actuellement sur notre soutien pour obtenir leurs diplômes.

Je remercie toutes les personnalités qui ont accepté notre invitation, tous les musiciens et chanteurs qui ont bien voulu d'offrir leur talent à la réalisation de cette belle soirée.

 

Christiane Tomkiewicz

 

COMPTE-RENDU D’UN CONVIVE

 

Oplatek 2011 - 2Pour la seconde fois, mon épouse et moi-même avons été invités à la réunion annuelle de la Fondation Jean Paul II, réunion tenue dans le cadre prestigieux de l'Ambassade de Pologne, rue St Dominique à Paris. Une assemblée chaleureuse, des rencontres nombreuses, un orateur invité de haute marque, un programme musical choisi et un repas somptueux de cuisine polonaise aux délicieuses surprises pour les palais des Français que nous avons, ont, ensemble, fait que cette réunion fut un très grand moment au souvenir mémorable. Ajoutons à cela notre étonnement, notre émerveillement, de nous trouver dans une ambiance plutôt polonaise dont nous essayerons de dire en conclusion, en quoi elle nous touche sensiblement.

Oplatek 2011 - 3Le cadre, bien sûr, introduit magnifiquement cette réunion. L'ambassade de Pologne est sise dans l’ancien hôtel de la princesse de Monaco, construit "entre cour et jardin" par Brongniart son architecte. L'hôtel est distribué en intérieur selon de grands salons de réception en enfilade, typique de la fin du XVIIIe français. Pour classique qu'il soit, il a une particularité qui le fait distinguer de tous les autres qui est un escalier droit en deux grandes  volées de marches qui conduit de l'entrée du rez-de-chaussée directement à l'étage des salons de réception. Cet escalier est contenu dans une magnifique architecture dont le plafond est à caissons et la balustrade sommée de six candélabres en bronze doré et ciselé portées sur les hanches de femmes en bronze patiné d'une qualité de sculpture parfaite. La distribution et la décoration intérieure des salons ont été reprises au XIXe par son propriétaire de l'époque, Sir William W. Hope, richissime descendant de banquiers hollandais.

La richesse des stucs, des ors et des peintures est bien celle de l'époque qui est exubérante et qui dépasse un peu le raffinement plus discret du XVIIIe. Mais le tout, entretenu méticuleusement, est d’un superbe effet.

Oplatek 2011 - 4Chacun est accueilli chaleureusement par Madame Tomkiewicz, qui préside en ce moment la Fondation. Dès l’entrée dans 1'antichambre un verre de champagne est proposé à chacun pour le laisser ensuite gagner sa place dans le grand salon de musique, le dernier de l'enfilade où de nombreuses chaises de bois clair et couvertes en bleu ont été disposées en rangées. Là se forme progressivement une assemblée de gens élégants de bonne mise et bavardant très chaleureusement à voix mesurées. Quelques visages sont reconnus, notamment les journalistes de France Catholique et de Radio Notre Dame.

Monsieur l'ambassadeur de Pologne en France prononce les mots de bienvenue. Son excellence s'exprime de manière pondérée comme un excellent diplomate. Il dit toute son affection pour le pape et assure de son soutien la Fondation.

En introduction, le discours de Madame la Présidente, prononcé avec tant de fraicheur et d'apparente spontanéité, évoque quelques souvenirs personnels de « notre pape bien aimé". Que chacun se remémore, dit-elle, la couleur des myosotis qui était exactement celle des yeux du pape et ces yeux n'exprimaient que bonté. Elle se réjouit de la prochaine béatification qui tombe dans l'année avec les trente ans de la Fondation. Bien entendu, pour la canonisation de Jean-Paul II, une délégation d'une quarantaine de personnes se rendra à Rome mais Madame la Présidente fait savoir que toutes les places disponibles sont déjà retenues et invite les membres de la Fondation qui ne pourront s'y rendre, à regarder leur téléviseur!

Pour la célébration des trente ans de la Fondation, elle informera en son temps tous les membres.

Puis l'archevêque de Lvov, Mgr Mieczyslaw Mokrzycki est invité à prendre la parole car de 1997 jusqu'à la mort de Jean Paul II il fut son second secrétaire, Mgr Dziwisz ayant été le premier.

Il a travaillé directement avec le pape pendant ces huit années et fort de cette proximité, il a tracé un portrait précis de la vie de prière Jean-Paul II. En introduction de son discours, il a tenu à dire que, plus encore que de l’affection, il a reçu de la part du pape, une attention et un respect dans le travail tels, qu'il souhaite à tous d'avoir dans leur vie professionnelle « un aussi bon patron ! » Il a ajouté que la canonisation venait très opportunément souligner l’exactitude de la mission de la Fondation et renforcer la raison d'être de ses engagements auprès des étudiants qu'elle soutient de ses deniers.

Puis Monseigneur Mokrzycki a développé ce qu'était la vie de prière du pape : tous les jeudis, une heure pleine d'adoration, tous les vendredis le chemin de croix. La messe quotidienne dans la chapelle privée était souvent suivie par des invités extérieurs que le second secrétaire avait pour mission de choisir.

Le mardi était le jour sans audience, un jour de moindre occupation en quelque sorte.

Oplatek 2011 - 5Environ une fois par mois, le mardi était l'occasion d'une sortie du pape, sous protection de quelques gardes du Vatican et de quelques motards de la police italienne, certains étant accompagnés de leurs épouses. A une heure et demie environ de voiture, dans un lieu choisi pour sa beauté naturelle, le pape restait généralement seul, y priait et y lisait. A midi, tables et chaises étaient installées pour un repas pris en commun et servi par les épouses. Lorsque le temps n'était pas beau, une tente légère était mise pour abriter le repas et éventuellement les temps de solitude du pape. Puis l'après midi se déroulait comme le matin, même solitude et même calme.

L'heure du retour étant venue, et rendu au Vatican, le pape ne manquait jamais de remercier personnellement gardes, motards de la police et leurs épouses. Mgr Mokrzycki s'exprime en polonais, ce qui a rendu nécessaire une traduction. Pendant le temps de traduction, il se concentrait profondément pour choisir ses phrases et sur un ton de profonde conviction, dire, à voix presque basse, ce que la vérité des faits lui demandait de dire.

Oplatek 2011 - 6On ne pouvait qu’être impressionné par les propos de Monseigneur, même si on n’en saisissait pas la langue, car on en saisissait très exactement la portée tant en profondeur qu’en ampleur : le pape est un saint, servi par une puissante intelligence et d’une stature humaine de très large envergure, voilà ce que Monseigneur Mokrzycki nous a fait comprendre. Pour prolonger dans cette voie, Monseigneur Mokrzycki  a écrit un livre d’entretiens que l’on pouvait acquérir sur place. Nous sommes honorés par cette visite de quelqu’un de si proche de « notre pape bien-aimé » et voulons lui exprimer notre reconnaissance. Madame Christiane Tomkiewicz, présidente, et Monsieur Henri Rogowski, président fondateur et président d’honneur, remettent à Monseigneur Mokrzycki une plaque commémorant cette visite.

Puis le programme musical est venu. Monsieur Pascal Baylac au clavecin (un clavecin d’époque récemment restauré) a interprété la Toccata en mi mineur (BWV 9124) de Jean Sébastien Bach. Puis il a donné deux pièces de Claude Bénigne Balbastre, compositeur du XVIIIème siècle que l’on redécouvre en ce moment, notamment par ses pièces d’orgue et de musique religieuse.

Mais lors de la réunion ce furent deux pièces profanes qui furent jouées. Enfin Monsieur Baylac a interprété trois pièces de Jean Jacques Beauvarlet-Charpentier, compositeur de même époque que le précédent, mais à redécouvrir lui aussi. M. Baylac a été applaudi chaleureusement.

Le chœur de l'Eglise polonaise de N.D. de l’Assomption sous la direction de Madame Ewa Lenartowicz, a interprété des chants de Noël polonais. La joie des choristes et leur application à chanter était frappante pour l'auditeur.

Oplatek 2011 - 7Et cela est allé crescendo lorsque la magnifique voix de basse de Monsieur Wojciech Smilek est venue interpréter des airs polonais et a conclu la soirée musicale avec la chorale en chantant « Douce Nuit » (Cicha Noc en polonais)

Des applaudissements chaleureux pour tous, et pour Monsieur Wojciech Smilek qui, tout en étant un grand professionnel, reste un homme simple et heureux de faire participer les autres, chorale et public, à son art.

La tradition de l’« oplatek », mot qui provient du latin et a donné offrande en français, a été ensuite célébrée. Le pain azyme est partagé de chacun à chacun avec une parole de bons vœux pour l'année qui vient. Lien chaleureux et sans distance, cette tradition d'un partage est certainement une manière de rapprocher les gens entre eux et dans le cadre de la Fondation, de symboliser une offrande véritable.

Le dîner enfin, servi en buffet, dans le grand salon opposite à celui de musique, était somptueux. Beaucoup de poissons accommodés de diverses manières et tous délicieux, mais aussi présentés de manière à flatter le regard, en exemple ce grand saumon recouvert entièrement de tranches de concombres vert frais. Des charcuteries, et aussi des salades et macédoines aux goûts légèrement relevés, parfois dans l'amer, tout à fait originales.

Quelle soirée! Une fois encore on peut remarquer l'équilibre entre ce qui est sérieux, d'un apport intellectuel (et même spirituel) élevé sans être ennuyeux et l’art, ce qui est à voir (l’architecture et la décoration), ce qui est à entendre (la musique), et ce qui est à goûter (le repas). Dans tout cela, il n'y a pas de séparation artificielle mais cohérence de l'ensemble

 

Bernard Yon


Septembre 2010

Londres - week-end

 

Retrouvailles à Londres

Londres 1Le temps d'un week-end, du 10 au12 septembre 2010, un groupe d'une trentaine de personnes du Cercle de France des Amis de la Fondation Jean-Paul II ont fait un voyage outre-Manche, à Londres. Nos divers objectifs ont été pleinement atteints. Le projet initial était de rendre visite à Mgr Stefan Wylezek, recteur de la Mission catholique polonaise en Angleterre et au Pays de Galle. Ayant été l'administrateur, à Rome, de la Fondation Jean-Paul II, il connait très bien la France et les membres de notre cercle. Parfait francophone, il garde des liens profonds avec nous et, c'est tout naturellement, que nous avons répondu à son invitation à venir le voir à Londres.

Après un voyage rapide en Eurostar, nous sommes arrivés au cœur de la mégapole, rejoints par quelques amis, venant par avion de Provence. Mgr Stefan était, comme nous, très heureux de ces retrouvailles sur le quai de la gare puis lors du dîner très convivial dans un restaurant italien. Comme toujours ses talents d'organisateur confirmé ont fait merveille.  En fin de journée, nous nous étions rendus à la cathédrale (anglicane) Saint-Paul. Elle a été érigée après la destruction de l'ancien édifice lors du grand incendie de 1666. Elle couronne Ludgate Hill et se trouve dans la City, le cœur historique de la ville, devenue aujourd'hui le principal quartier d'affaires londonien. Nous avons aussi fait un passage à la fameuse Tour de Londres.

Londres 2La journée du samedi a débuté par une visite approfondie de l'abbaye de Westminster, l'église la plus célèbre de Londres. La construction de l'édifice actuel commença au XIIIe siècle, sous Henri III. C'est le lieu de sépulture de la plupart des rois et reines d'Angleterre, et aussi des hommes et des femmes célèbres. Le « Coin des poètes » fait honneur aux écrivains du royaume. La quasi-totalité des couronnements des monarques anglais a eu lieu dans cette abbaye. Non loin de là, nous sommes allés à la cathédrale de Westminster pour prier et admirer ce monument de style néo-byzantin qui est la plus grande église catholique romaine d'Angleterre. Le 28 mai 1982, le premier jour de sa visite de six jours au Royaume-Uni, le pape Jean-Paul II célébra une messe dans la cathédrale. Nos pensées étaient aussi tournées vers la visite imminente (la semaine suivante) du pape Benoît XVI dans ce sanctuaire. L'après-midi, nous avons joint l'utile à l'agréable en faisant des courses d'abord chez Mark et Spencers puis chez Harrods, grand magasin de luxe, qui, depuis 150 ans, offre un service exquis et des produits qui ravissent les sens. Notre programme s'est poursuivi par une chaleureuse réception dans les locaux typiquement british de la Mission polonaise au cours de laquelle nous avons eu la grande joie de revoir l'archevêque Szczepan Wesoly, de passage à Londres. Il fut le président de la Fondation pendant de longues années. A l'occasion de la soirée, nous avons découvert toute l'étendue des activités pastorales développées  par la Mission et été touchés de voir de jeunes couples réunis dans l'église pour un moment de prières et de chants en commun.

Londres 3Le lendemain, par un beau soleil dominical, nous avons eu la chance d'assister à la messe célébrée par Mgr Stephan au London Oratory, chapelle néo-baroque fondée en 1849 par le cardinal John Henry Newman qui fut religieux oratorien. Il a exercé une influence considérable sur les intellectuels catholiques, notamment les auteurs venus de l'anglicanisme. Figure majeure du catholicisme anglais, il a été béatifié à Birmingham, le 19 septembre 2010, par le pape Benoît XVI. Plus tard, à midi précisément, nous étions devant le palais de Buckingham pour assister à la relève de la garde royale, grande attraction touristique. A l'heure du repas, nous avons apprécié le charme désuet du prestigieux Cercle des résistants polonais. Le gouvernement polonais en exil s'était installé, en juin 1940, à Londres. Avec les photos et les tableaux qui ornent les murs du cercle, nous avions devant nous toute une page d'histoire.

Ce week-end londonien mêlant spiritualité, culture et amitié, témoigne une fois de plus, de la vitalité de l'héritage de Jean-Paul II dont le saint humanisme est une source d'inspiration pour les promoteurs de la Fondation.


5 avril 2010

Paris - 5ème anniversaire de la disparition de Jean-Paul II 

 

Fatima

Le Cercle des Amis de France de la Fondation Jean-Paul II vous invite à la célébration du 5e anniversaire de la disparition du vénérable Jean-Paul II à l’église polonaise (263 bis, rue du Faubourg Saint Honoré, Paris 1er) le lundi 5 avril 2010, lundi de Pâques, à 18H30. Après la commémoration, une messe sera célébrée à l’intention de la rapide canonisation de Jean-Paul II.


Janvier 2010

Soirée "Oplatek" à l'Ambassade de Pologne - invité d'honneur Bernard  LECOMTE - écrivain et journaliste - spécialiste des questions religieuses


Mai-Juin 2009

Pologne du Nord - voyage

 

Le Cercle de France des Amis de la Fondation Jean-Paul II a organisé un voyage en Pologne du 31 mai au 7 juin 2009. A cette occasion, les participants ont rejoint les amis de la Fondation Jean-Paul II de Varsovie et ont participé à l’élévation d’une grande croix sur la place de Varsovie, où Jean-Paul II, lors de son premier voyage, a célébré une messe et prononcé de célèbres paroles.

Journal du voyage en Pologne (31 mai – 7 juin 2009)

Sous la pluie, que dis-je, sous la grêle nous arrivons à Varsovie, mais qu’importe nous sommes confiants et la suite du voyage nous donnera raison. Un voyage, que nous pourrions intituler « sur les pas de Jean-Paul II », expression très en vogue certes, mais qui exprime bien ce « marcher sur, marcher avec ».

Nous sommes venus avec la Fondation Jean-Paul II que nous connaissions un peu seulement, mais ce voyage en Pologne, va lui donner corps. Nous sommes venus aussi pour visiter, pour rencontrer des habitants et nous le ferons sous la houlette de Violetta, notre charmante guide polonaise parlant remarquablement bien notre langue. Nous débutons notre périple vers Gdansk en musique avec Chopin. Gdansk, en bus ! en passant par Torun, ville aux superbes façades, ville de Copernic. Un peu longue la route pour arriver au but. Très belle, boisée, bien verte, mais très fréquentée et peu large. Les passagers ne résistent pas au plaisir de l’assoupissement tandis que les autres bavardent ou commentent la route et ses travaux. Gdynia, Sopot, Gdansk , la tricité. L’une besogneuse, la deuxième balnéaire et ensoleillée au vrai sens du terme, la troisième, Gdansk, où nous nous attardons pour visiter et dépenser ! ! Le mardi soir nous invitons le Père Lada bien connu de l’évêque de notre diocèse de Pontoise, pour le dîner. Curé de Pruszcz, petit village non loin de Gdansk, ce prêtre à l’énergie débordante vient souvent à Lourdes, Ars ou Paray le Monial avec des handicapés. Nous lui rendons visite et assistons à une messe dans sa superbe petite église à l’orgue fantastique.

Gdansk

Ville tristement historique, mais porteuse d’espoir, Gdansk ne laisse pas indifférente. Très belle ville même sous la pluie, une architecture extraordinaire, chaque façade décorée, chaque détail est un livre d’histoire. La présence de Jean-Paul II y est souveraine, en souvenir du chantier naval. Gdandsk

 

Oliwa

Siège de l’archevêché, où nous avons le privilège d’écouter dans la cathédrale un petit concert d’orgue joué sur ce joyau incomparable. Puis messe dans cette longue église claire et blanche au plafond étoilé. Pour terminer la journée, Monseigneur Glodz, accompagné de Son Eminence le Cardinal Glemp, ancien Primat de Pologne, reçoivent leurs amis de longue date, les Christianes et leurs époux Edmond et Henri. Ils nous feront l’honneur d’inviter tout le groupe à dîner. Belle réception, soirée inoubliable, temps fort sur notre route. Retour en passant par le Château de Malbork, vaste forteresse des chevaliers teutoniques.

 

Phot voyage

Varsovie

Visite exceptionnelle du Palais présidentiel puis visite du palais Wilanow très belle résidence au charme certain.

Visite du magnifique château et parc de Lazienki (monument à Chopin) et du Château royal, l’un et l’autre merveilleusement bien restauré et rénové.. Collection de tableaux acquise par Poniatowski, dernier roi polonais dont le nom n’est pas étranger à nous Français et particulièrement Valdoisiens.

Rencontre à la nonciature avec des étudiants boursiers de la Fondation

Samedi matin nous atteignons le but de notre voyage à la nonciature. Nous y sommes très amicalement reçus par S.E. Monseigneur Kowalczyk, nonce apostolique en Pologne et le Père Richard Krupa. Après quelques échanges très cordiaux et quelques présentations dans la chapelle, nous partageons avec les étudiants un déjeuner local « le bigos» et « la soupe aux lardons », excellent et très convivial. Quel beau témoignage que cette jeunesse œcuménique, pleine d’entrain et d’espoir pour la paix entre les peuples. La vocation de la Fondation prend tout son sens, elle est porteuse d’un message d’espoir et mérite des encouragements pour assurer sa mission dans la durée.

 

Voyage en Pologne

 

Bénédiction de la croix à Varsovie Après cette pause, nous nous dirigeons vers la place Pilsudski où doit être découverte la grande croix à la mémoire de Jean-Paul II, sur cette place où voilà 30 ans Il est venu pour la première fois dans son pays natal en tant que Pape. Une foule immense est déjà là, beaucoup de jeunes, une foule en attente d’un évènement, une foule recueillie. Beaucoup d’émotions en écoutant la voix de Jean-Paul II et une messe très priante, quelqu’un a dit « j’étais scotché ».

Dimanche matin, avant de terminer cette semaine, nous nous imprégnons une dernière fois de Varsovie, sa vieille ville et ses maisons, sa place, ses églises, son nouveau quartier, le monument des insurgés, le ghetto juif, son Histoire. Varsovie, exemple de la ténacité et du courage polonais. La reconstruction à l’identique d’une ville aussi meurtrie est peut-être une grande leçon de foi en la Vie

 

La Pologne méritait un Pape et un Pape à la hauteur de son courage. La fierté de ce peuple est légitime et explique sans conteste l’omniprésence des photos de Jean-Paul II. La fidélité à ce pape bien–aimé est époustouflante mais compréhensible. La Croix en majesté est le signe de l’envoi de la mission d’évangélisation. Maintenant à nous tous de la poursuivre. Le message est clair et certainement bien ancré dans les esprits.

Merci à la Fondation et à ceux qui la font vivre.

Jocelyne et Jean Pierre Gory
Pontoise


24 mai 2009

Paris - conférence sur l'encyclique Redemptor hominis

 

Jesus Christ

Pour célébrer le 30e anniversaire de la publication de l’encyclique Redemptor hominis, le Cercle de France des Amis de la Fondation Jean-Paul II vous invite à assister à une conférence, suivie d’un débat, du Père Rémy Kurowski, docteur en théologie et en sociologie.

Le conférencier abordera l’actualité de l’enseignement du pape Jean-Paul II pour qui la vie chrétienne est une contemplation continuelle de Jésus-Christ.

Cette manifestation aura lieu le dimanche 24 mai 2009, à 16H30, dans la salle de conférence de la chapelle de Notre-Dame-de-la-Médaille-Miraculeuse, Rue du Bac à Paris (Métro : Sèvres-Babylone).

La messe dominicale sera célébrée à 15H30.

 

Lire l’encyclique Redemptor hominis

Lire le point 14 : Toutes les routes de l’Eglise conduisent à l’homme

Accéder au site de Rémy Kurowski

 


Novembre 2008

Chantilly - mémoire et émotion avec Jean-Paul II

 

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A l’occasion du 30e anniversaire de l’élection de Jean-Paul II, le Cercle de France des Amis de la Fondation Jean-Paul II a présenté un retour en images, paroles et musique sur le pontificat.

La présentation comprenait des extraits de films évoquant des moments marquants du pontificat et des intermèdes musicaux (violon et harpe) ainsi qu'une messe concélébrée.

Elle a eu lieu au théâtre de la Faisanderie au potager des Princes à Chantilly (Oise), le dimanche 9 novembre.

 

 

 

Discours de Madame Christiane Tomkiewicz

 

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Avril 2008

Lourdes - sur les pas de Jean-Paul II

 

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En 2008, l'Eglise célébre le cent cinquantième anniversaire des apparitions de la Mère de Dieu à Sainte Bernadette à Lourdes. C’est à Lourdes l'année du Jubilée. Jean-Paul II a confié son pontificat à Marie en faisant inscrire sur ses armoiries épiscopales les mots Totus Tuus et la lettre M sur l'emblème pontifical. Sa dernière visite apostolique a eu lieu à Lourdes, en août 2004.

Le Cercle de France des Amis de la Fondation Jean-Paul II a proposé à tous les Amis de la Fondation dans le monde de se réunir entre le 1er et le 4 avril 2008 devant la Grotte de Massabielle pour prendre part à cet important Jubilée et en même temps commémorer le troisième anniversaire du départ à la Maison du Père du Serviteur de Dieu Jean-Paul II. Le Cercle de France des Amis de la Fondation Jean-Paul II a été coordonateur de ce pèlerinage dont le programme a été établi avec le Secrétariat de la Fondation Jean-Paul II à Rome.

 

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Voir le programme détaillé du pèlerinage

 

 

Médaille commémorative

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Renseignements au 06 20 83 17 35
ou à contact@fondationjeanpaul2.com


Juillet 2007

Marseille - plaque commémorative

 

En souvenir du passage de l’abbé Karol Wojtyla à Marseille les 7 et 8 juillet 1947, le Cercle des Amis de France de la Fondation Jean-Paul II a pris à sa charge la réalisation d’une plaque commémorative. Elle a été inaugurée le dimanche 21 octobre 2007 par Mgr Jean-Michel di Falco Leandri, évêque de Gap en présence de Mgr Stefan Wylezek, administrateur de la Fondation Jean-Paul II. Elle est placée à l’entrée du sanctuaire de Notre-Dame de la Garde grâce au Père Raoul Sara, recteur de la Basilique qui a accueilli favorablement le projet.

Il y a soixante ans, l’abbé Karol Wojtyla, prêtre depuis moins d’un an, est venu pour la première fois en France. Après avoir obtenu (avec la note de 50/50) sa licence de théologie à l’Université pontificale Angelicum, à Rome, le 3 juillet 1947, il est arrivé à Marseille en bateau le 7 juillet avec un autre jeune prêtre, Stanislas Starowieyski. Le lendemain, il a célébré la messe à la basilique Notre-Dame de la Garde. Ensuite, il est allé dans le quartier de La Cabucelle (Paroisse Saint Trophime) rencontrer l’équipe des prêtres-ouvriers du Port de Marseille. Le Père Jacques Loew était absent ce jour là mais il a été reçu par d’autres évangélisateurs des dockers. Le jour suivant, les deux jeunes étudiants ont poursuivi leur voyage d’été en France (Lourdes, Lisieux, Paris, le Nord), en Belgique (Charleroi), en Hollande et au Luxembourg. Ils consacrèrent leur temps aux pélérinages et à des visites à des acteurs de l’évangélisation comme l’abbé Henri Godin, auteur du livre « France pays de mission ? », l’abbé Joseph Cardjin, fondateur des Jeunesses Ouvrières Chrétiennes (JOC) et l’abbé Georges Michonneau, auteur du livre « Paroisse, communauté missionnaire ». Ils rentrèrent à Rome en septembre après une dernière halte à Ars.


Registre des messes célébrées à la Basilique Notre-Dame de la Garde
le 8 juillet 1947

En leur offrant ce voyage, le cardinal Sapieha, archevêque de Cracovie, leur avait recommandé de se familiariser avec « les méthodes pastorales » appliquées dans les pays visités, notamment vis-à-vis des ouvriers polonais qui y travaillaient. La rencontre du père Wojtyla avec le mouvement des prêtres-ouvriers s’ajoutait à l’expérience des années vécues dans le monde ouvrier de Cracovie. Elle aura une grande influence sur son attitude vis-à-vis des relations entre l’Eglise et les travailleurs catholiques, mais aussi sur sa préoccupation pour le bien-être des travailleurs, aspect qui était très important pour lui.

Discours de Mgr Jean-Michel di Falco Leandri

Discours de Mgr Stefan Wylezek

Prière de bénédiction de la plaque commémorative

Liens relatifs à l'inauguration (Diocèse de Gap et Eucharistie et miséricorde ).

 

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CD "Triptyque romain" de Jean-Paul II

Les méditations de Jean-Paul II intitulées « Triptyque romain » constituent un événement littéraire et historique. C’était un devoir et un grand honneur pour les Amis de la Fondation Jean-Paul II, de porter ce texte à la connaissance du public francophone dans sa plus belle forme et son plus bel écrin.

 

 

Renseignements au 06 20 83 17 35
ou à contact@fondationjeanpaul2.com


« D’un pays lointain »

CD

A l’occasion du 30e anniversaire de l’élection de Jean-Paul II, le Pape du Millénaire, le Cercle de France des Amis de la Fondation Jean-Paul II a édité un nouveau CD.

Des œuvres variées comme Abba ou Barka sont interprétées par la chorale de la paroisse polonaise Notre-Dame de l’Assomption (Paris) et le groupe Oratorio.

Un beau souvenir à offrir et à s’offrir.


Renseignements au 06 20 83 17 35
ou à contact@fondationjeanpaul2.com

 

 

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